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Le déconfinement a démarré début mai en Espagne. Mais le retour à la « normale », si tout se passe bien, n’est pas programmé avant la fin du mois de juin.

Avec plus de 274 000 cas et 27 500 morts (mi-mai), l’Espagne fait partie des pays les plus sévèrement meurtris par la pandémie. À la mi-avril, le nombre de cas comme celui des décès amorçaient néanmoins une réduction notable et surtout « durable ». Début mai, après plus de 50 jours de confinement strict, les Espagnols ont donc été autorisés à remettre le nez dehors, en respectant des règles bien définis. Coiffeurs et petits commerces ont notamment rouvert leurs portes. La population doit également (obligatoirement) porter un masque dans les transports en communs et dans les commerces. Des dizaines de millions de masques ont été distribués dans les gares et les stations de métro. C’est la première phase d’un confinement qui en compte 4, le retour à une vie « quasi-normale » étant programmée pour la fin du mois de juin. En juin, la Liga pourrait d’ailleurs reprendre afin de finir le championnat. Cela peut sembler anecdotique mais le foot professionnel pèse tout de même plus de 1 % du PIB et génère près de 200 000 emplois (selon différentes sources). Or, l’économie est dans le rouge. Le tourisme qui représente environ 15 % du PIB, est même dans le noir (2e pays le plus visité au monde derrière la France, plus de 82 millions de touristes par an). Et le secteur va peiner à reprendre des couleurs. Le discours peut évoluer mais, début mai, les autorités allemandes et britanniques, les deux pays les plus importants pour le tourisme espagnol, ont déconseillé à leurs concitoyens de se rendre en Espagne, cet été. Et cela y compris si l’état d’urgence est levé et les frontières rouvertes. Compte tenu des difficultés sociales et économiques, le gouvernement espagnol a annoncé, mi-avril, plancher sur la création d’un revenu minimum de 600 € par mois pour les 10 millions de citoyens les plus pauvres.