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Les Départements de Moselle et de Meurthe-et-Moselle ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble afin de conforter leurs relations avec l’Allemagne. Cela passe, notamment, par la maîtrise des langues.

« Deux départements qui travaillent ensemble et qui font émerger du neuf ça ne peut qu’être un atout pour la Lorraine », a écrit Roger Cayzelle, le président de l’Institut de la Grande Région (IGR) à propos de l’initiative conjointement prise par la Moselle et la Meurthe-et-Moselle. Le 23 mai dernier, Patrick Weiten, président du Conseil départemental de Moselle et Mathieu Klein, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle ont profité d’une journée d’échanges dédiée à la coopération transfrontalière, pour signer une déclaration d’engagement visant à renforcer les liens avec le voisin allemand.

Certes, signer un tel document a surtout valeur de symbole (il en faut, aussi). Mais cet engagement vient soutenir une politique transfrontalière (et une réalité transfrontalière quotidienne) déjà active. « Ce travail collectif qui a associé les acteurs lorrains investis dans le vaste champ des coopérations franco-allemandes(1) Cette politique a également permis d’identifier les freins et les barrières qui restent encore à lever pour intensifier encore les coopérations déjà existantes.nous a permis d’engager plusieurs projets et actions concrètes, dans un cadre bilatéral ou multilatéral pour créer des passerelles vers l’emploi, l’enseignement, la mobilité, la culture, le sport, la vie de nos voisins », rappellent Patrick Weiten et Mathieu Klein, dans leur déclaration commune. Les exemples ne manquent effectivement pas.

Cette politique a également permis d’identifier les freins et les barrières qui restent encore à lever pour intensifier encore les coopérations déjà existantes et en initier de nouvelles encore.

« Ces obstacles renforcent aujourd’hui notre détermination à explorer de nouvelles pistes de coopération entre nos deux départements, à donner davantage la parole à nos concitoyens qui vivent le transfrontalier, au quotidien, à organiser des temps d’échanges réguliers sur les réalités transfrontalières afin d’ajuster nos actions au service des habitants et des territoires et à construire des partenariats plus étroits, notamment avec nos voisins allemands », précise le duo.

Présent lors de cette journée d’échange, organisée à l’initiative de l’IGR et qui s’est tenue à la Maison Robert, à Scy-Chazelles, près de Metz, Stefan Toscani, n’a pas manqué de saluer l’ambition. « Votre démarche nécessite du courage et de la vision. Vous avez la chance d’avoir un chef d’État qui s’oriente vers une forte coopération franco-allemande. Mais les territoires doivent jouer un rôle plus fort. Il faut leur donner plus de compétences et de liberté en leur octroyant le droit à l’expérimentation dans différents domaines. Où ailleurs que chez nous, peuvent être créées les universités européennes voulues par Emmanuel Macron », a notamment déclaré le nouveau président du Land de Sarre.

(1) Le conseil régional de Lorraine, les conseils départementaux de Moselle, Meurthe-et-Moselle, Meuse et Vosges, les villes d’Epinal, Nancy, Metz et Thionville, les intercommunalités de Metz-Métropole et du Grand Nancy, le CESER, les chambres consulaires, l’Université de Lorraine, le Rectorat de l’Académie Nancy-Metz, le Consulat général de France en Sarre.

Le trilinguisme

Avec la signature de cette déclaration d’engagement, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle réaffirment leur ambition de devenir des territoires trilingues, l’apprentissage de la langue du voisin étant un élément clé dans la quête d’une plus grande proximité. Une ambition que porte la Région au travers de la « Stratégie Allemagne » (initiée par la Lorraine) en réponse aux ambitions sarroises. Depuis 5 ans, le Land de Sarre déploie sa Stratégie France visant à devenir une « région » bilingue « français-allemand » en l’espace d’une génération, à l’horizon 2043. Et même trilingue puisque l’anglais n’est pas, pour autant, passé à la trappe.