SORTIE LE 23 MAI

Le célèbre personnage incarné par Harrison Ford dans Star Wars revient sous les traits d’un acteur inconnu, Alden Ehrenreich, pour les besoins d’un nouveau spin-off de la mythique saga galactique. Après Rogue One en 2016, les Studios Disney s’intéressent cette fois à la vie de l’intrépide contrebandier Han Solo et sa relation avec Chewbacca.

C’était écrit. Dans la lucrative galaxie Star Wars (lire autre texte), le produit dérivé a aussi son mot à dire. Deux ans après Rogue One, voici donc un nouveau spin-off. Cette fois, les Studios Disney – qui ont racheté la franchise en 2012 pour la bagatelle somme de 4 milliards de dollars – ont décidé de braquer leurs caméras vers un des personnages les plus emblématiques et appréciés de la trilogie originelle : Han Solo. Un vaurien auquel on pardonnerait tout, sans doute en raison du charisme et du sourire enjôleur de son interprète, Harrison Ford, qui a eu la mauvaise idée de mourir dans l’épisode VII, Le Réveil de la Force, provoquant un torrent de cris « chewbaccaiens » parmi ses nombreux partisans.

Dans Solo : A Star Wars Story, on repart à zéro, ou plutôt on remonte quelque part entre les épisodes 3 et 4 pour en savoir plus sur la jeunesse du célèbre contrebandier, bien avant sa rencontre avec Luke Skywalker et la princesse Leia, avec laquelle il aura un fils, Ben Solo, alias Kylo Ren, qui se rappellera au bon souvenir de son grand-père Dark Vador. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec cet opéra galactique promis encore à un bel avenir, rappelons que le volet 4 correspond au premier épisode réalisé en 1977 par un certain George Lucas, sur une musiqueCe 2e spin-off aux allures de space western s’avère plus chiche en batailles intergalactiques grandiloquentes.devenue totem de John Williams, qui a rempilé au passage pour une 9e mission au sein de la franchise… à 85 printemps.

Harrison Ford en plus jeune, ça donne Alden Ehrenreich, dont le nom ne dit pas grand-chose en dépit d’une douzaine de films, dont Blue Jasmine (2013) et Avé, César ! (2016), du haut de ses presque 30 ans. C’est à cet inconnu que revient la lourde et impossible tâche de succéder à son illustre aîné, qui a eu la mauvaise idée de mourir… (la nostalgie radote). Ce 2e spin-off aux allures de space western s’avère plus chiche en batailles intergalactiques grandiloquentes. Le film, qui couvre 7 ans de la vie du personnage, s’intéresse d’abord aux raisons qui ont poussé Han Solo à devenir pilote et à se joindre à un groupe de rebelles menés par Tobias Beckett, son mentor, joué par Woody Harrelson, et dans lequel on découvre aussi Emilia Clarke, dans le rôle de Qi’Ra, qui a délaissé sa chevelure blonde platine de Game of Thrones. Le blockbuster s’attarde aussi sur sa rencontre avec Lando Calrissian (Donald Glover), qui deviendra un de ses plus fidèles amis, et bien entendu Chewbacca, son alter-ego poilu (Joonas Suotamo sous le costume), dont le langage est un défi pour tous ceux qui tenteraient de l’imiter, même sous l’empire d’un alcool obscur. N’oublions pas le Faucon Millenium pour compléter le tableau. Un vaisseau lui aussi mythique. Forcément.


UNE SAGA LUCRATIVE

On ne change pas une recette qui gagne. La maxime vaut particulièrement pour la saga Star Wars, qui est devenue en 2017 (grâce aux 2 milliards de recettes procurés par l’épisode 7, Le Réveil de la Force, signé J.J. Abrams) la 3e franchise la plus lucrative du cinéma, derrière le mastodonte Marvel et Harry Potter, et devant James Bond. Les chiffres de l’ex-empire de George Lucas donnent le tournis. En 2015, les six premiers volets de la franchise avaient ainsi rapporté près de 29 milliards de dollars à travers le monde, près de la moitié étant généré par les produits dérivés. En France, la série de science-fiction a cumulé plus de 40 millions d’entrées depuis 1977. Un filon qui n’est pas prêt de se tarir, les Studios Disney ayant annoncé en novembre dernier une 4e trilogie, ainsi qu’une nouvelle série pour leur propre plateforme de streaming. Il faut y ajouter les spin-offs, comme Rogue One et celui consacré à Han Solo, en attendant, sans doute, des longs-métrages centrés sur Obi-Wan Kenobi, Boba Fett et Yoda. Au risque de lasser les fans ? L’avenir le dira.