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Sans conteste une des villes les plus séduisantes d’Europe, Edimbourg est le genre d’endroit que l’on se plaît à visiter plusieurs fois. Que ce soit pour sa culture, sa riche histoire ou son art de vivre, qui se déguste autour d’une bière ou un verre de whisky dans ses inaltérables pubs, l’Athènes du Nord possède un sacré caractère.

C’est la deuxième destination touristique du Royaume-Uni et elle ne l’a pas volé. Edimbourg séduit. D’emblée. Un coup de foudre. C’est la ville des arts et de la littérature. Une ville imprégnée d’Histoire. Assez pour avoir rejoint le gotha de l’UNESCO. Pour prendre la mesure de son exceptionnelle beauté architecturale, il suffit de flâner dans ses quartiers médiévaux et géorgiens. Pour le côté médiéval, direction Old Town, avec ses belles demeures qui bordent le Royal Mile, une bande de pavés reliant le château d’Edimbourg, juché sur un volcan éteint, au Palais de Holyrood, qui sert de résidence à la reine d’Angleterre. Il s’agit de la plus ancienne rue de celle que l’on surnomme l’Athènes du Nord, en raison notamment du monument inachevé sur Calton Hill, qui s’inspire de l’Acropole. La Vieille Ville abrite notamment la cathédrale Saint-Gilles, datant du 15e siècle. Le quartier Grassmarket, avec ses ruelles pittoresques, est aussi un incontournable, et il devient très romantique à la nuit tombée. Pour le côté géorgien, il faudra se rendre dans New Town, un chef d’œuvre d’urbanisme érigé au 18e siècle qui allie bon goût, équilibre et perfection. Charlotte Square est à ce titre emblématique, et les rues alentours sont des invitations à la rêverie. C’est d’ailleurs un des avantages de la capitale écossaise, qui se découvre très bien à pied, d’autant qu’elle compte son lot d’espaces verts et de jardins luxuriants. Ville littéraire et de festivals, dont le célèbre Fringe (lire autre texte), celle qui a vu naître Graham Bell, l’inventeur du téléphone, est aussi très riche en musées. Le premier d’entre eux, le Museum of Scotland, contient toute la mémoire du pays jusqu’à la Préhistoire. Les amateurs d’arts décoratifs, de science, d’industrie ou d’archéologie iront quant à eux au Royal Museum of Scotland, tandis que les férus d’art moderne et contemporain pousseront les portes de la Scottish National Gallery of Modern Art et de la Dean Gallery. Il faut ajouter la Scottish National Portrait Gallery, qui abrite une impressionnante série de portraits de grands hommes locaux, dont un certain Sean Connery. Sans oublier le Scotch Whisky Heritage Centre, qui ravira les amateurs de cet alcool inscrit au patrimoine national. En Écosse comme au Royaume-Uni en général, les pubs doivent faire partie de la visite. Il y règne une convivialité et une chaleur humaine sans pareille, et ce sont des lieux idéaux pour nouer des contacts. Grassmarket, High Street et Cowgate sont bien pourvus en la matière. Si vous avez une petite faim, il est conseillé de tester une des spécialités locales, à commencer par le fameux haggis, pas très attrayant de prime abord (c’est une panse de brebis farcie), ou encore le stovie, un ragoût de viande bouillie, et le grouse (coq de bruyère). Les adeptes de 7e art et de Harry Potter en particulier trouveront aussi de quoi assouvir leur curiosité. En allant par exemple se promener dans le cimetière Greyfriars Kirkyard, une des sources d’inspiration de l’auteure. Ou encore en faisant une halte à The Elephant House, le café le plus connu d’Edimbourg, où JK Rowling a rédigé les premiers tomes de la saga. Ses empreintes ont d’ailleurs été figées dans la cour des City Chambers, face à la cathédrale Saint-Gilles. Toujours bon à savoir.

 

UN TOURBILLON NOMMÉ FRINGE

EDIMBOURG-FESTIVAL-FRINGE-(©123RF)Impossible d’y échapper. Depuis sa création en 1947, la même année que le festival d’Avignon de Jean Vilar, le festival Fringe est devenu la manifestation écossaise à ne pas manquer au mois d’août. Trois semaines qui mettent Edimbourg en ébullition et la transforme en pôle artistique où se mêlent la comédie (principalement du stand-up), la musique, la danse et le théâtre. Il faut préciser que ce maelström effervescent se déroule en marge (d’où son nom) du festival international d’Edimbourg, qu’il a fini par dépasser en ampleur, à l’instar du festival OFF de la Cité des Papes. Ce rendez-vous protéiforme et populaire, dont l’édition 2016 aura lieu du 5 au 29 août, est aujourd’hui considéré comme le plus important festival artistique au monde. À titre d’exemple, le cru 2015 a accueilli 933 troupes et artistes de 51 pays, ce qui a représenté près de 49 500 représentations des 3 193 spectacles à l’affiche ! Un véritable tourbillon qui ne fait pas que des heureux, un grand nombre d’Edimbourgeois préférant partir en vacances durant cette période pour fuir le flux massif de touristes et la présence quasi permanente des distributeurs de tracts dans la ville. Il faut dire que le mois d’août est assez intense dans cette cité, avec d’autres festivals d’importance à se mettre sous la dent comme le festival international du livre ou le Tattoo, une grande compétition de musique militaire… Une concentration de festivités qui vaut à celle que l’on surnomme affectueusement « la vieille enfumée » le titre de première ville festivalière au monde.