BOULAY BOUQ’IN LES 25 ET 26 JUIN 2016 PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À BOULAY (57)

Trois questions à la Nancéienne Lilyane Beauquel qui a récemment publié son dernier ouvrage intitulé L’apaisement, chez Gallimard. 

Quel a été l’élément déclencheur de L’apaisement ?

Écrire un roman est une affaire bien mystérieuse ! Un ensemble d’émotions, de questions, de tour-ments et de joies finissent par converger, petits ruisseaux et torrents vers une grande rivière. Il s’agit ensuite de la dominer et de l’explorer tout en même temps. Dans L’apaisement, il est question de nous tous, au-delà de Jim, jeune dessinateur français face aux conséquences d’une catastrophe : le monde est là, dans son chaos et sa splendeur, comment vivre pour soi, pour les autres, avec eux au quotidien ? Y aura-t-il encore de beaux lendemains ? Quelles forces avons-nous ? Que prendre de bon dans chaque jour ? Tout continue, tout peut arriver, même le meilleur… Izumi la jolie belle-sœur aux massages divins, l’enfant Kyo de cinq ans attendant de son père qu’il leur trouve une maison, Itoé la jeune femme disparue et le monde sauvage d’Hokkaido qu’elle offre d’une bien étrange façon…

Le livre dépeint le Japon par petites touches. Comment avez-vous travaillé pour y parvenir ? Quel rapport entretenez-vous avec ce pays ?

Le pays est la réalité d’aujourd’hui et passée, ses splendeurs et ses questions sont celles de toute la planète : je l’ai sondé dans cet esprit, voyages et documentation, lectures et rencontres, enquêtes. Dépaysement : oui, culture fascinante, mais aussi des sentiments et des questions qui sont les nôtres !

Vos ouvrages le confirment, vous aimez évoluer dans le temps ou l’espace. Quelle place tient le voyage dans votre vie ?

Le voyage c’est la perspective ! Dans tous les sens du terme. Sur le plan physique, moral, intellectuel, sensations et vertige, exaltation et méditation. Avancer, se retourner, contempler, prendre tout ce qui est là. Être vivant, la pensée en marche !