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La campagne électorale en Rhénanie-Palatinat bat son plein. Les candidats ont jusqu’au 13 mars pour convaincre le maximum d’électeurs. Quelque que soit l’issue du scrutin, une chose est quasiment sûre, la région sera dirigée par une femme.

Malu Dreyer, la socio-démocrate et actuelle Ministre-Présidente de Rhénanie-Palatinat, et Julia Klöckner, candidate pour les chrétiens-démocrates n’ont plus que quelques jours pour faire le plein de voix. Dimanche 13 mars, les habitants de Rhénanie-Palatinat élisent leur gouvernement régional. C’est bien sûr le thème de l’immigration et des réfugiés qui est au cœur de la campagne. Tandis que les socio-démocrates continuent de défendre une solution européenne, le programme des chrétiens-démocrates stipule que « le délestage des communes doit avoir lieu indépendamment des partenaires européens ». Bien qu’elle appartienne au même parti qu’Angela Merkel, la ligne sans concession de Julia Klöckner, qui avance l’idée d’un nombre limite de réfugiés sur le sol national, dénote de la position adoptée jusqu’à présent par la chancelière. Le renforcement de la sécurité intérieure – en corrélation avec la problématique migratoire – ainsi que les investissements dans les infrastructures et l’éducation sont les autres thèmes clés de cette campagne. Si les derniers sondages publiés donnent les deux femmes au coude-à-coude (35 % pour Klöckner contre 33 % pour Dreyer), il est improbable que l’un des deux partis atteigne la majorité absolue. Le vainqueur sera donc probablement forcé de faire coalition avec un autre parti ayant obtenu au moins 5 % des voix, condition sine qua non pour siéger au parlement régional. Un autre score sera scruté de manière attentive dans toute l’Allemagne, celui du parti nationaliste Alternative für Deutschland. Crédité de 8,5 % des sondages, il ferait son entrée au parlement régional de Rhénanie-Palatinat. A noter que les élections régionales auront également lieu le même jour dans les Länder de Bade-Wurtemberg et de Sachsen-Anhalt où une poussée de la mouvance nationaliste est également attendue. À environ un an des élections nationales, ce scrutin fait également figure de test pour Angela Merkel qui perd en popularité au fur et à mesure que la crise des réfugiés se poursuit.