Il aime qu’on le fasse rêver, mais c’est les pieds bien ancrés dans la réalité que Valentin Joly construit son avenir. Avoir avoir caressé une carrière d’enseignant dans le sport, le natif de Brainville, près de Jarny, a bifurqué vers des études d’orthophoniste à Nancy. Un métier tourné vers les autres qu’il lui tarde d’exercer.
Valentin-Joly-(©-Mensuel-L'Estrade)

(©-Mensuel-L’Estrade)

Il aurait pu devenir prof de sport. Son Master d’enseignement en poche, c’est pourtant vers un autre univers qu’il s’est tourné : l’orthophonie. Le grand écart. Étudiant à Nancy, Valentin Joly n’a jamais véritablement coupé le cordon avec les activités physiques. L’enfant du Jarnisy a pratiqué le foot une dizaine d’années au sein du club de Conflans. D’abord au poste de défenseur, puis à l’attaque et au milieu. Il y a aussi ces virées à vélo qu’il effectuait en famille puis avec des amis, « avec les tentes sur le dos ». Chaque été, les coups de pédale reprenaient de plus belle, direction la campagne du Jarnisy, et même parfois plus loin, à raison de dizaine de kilomètres par jour. « On se rendait parfois jusqu’en Allemagne, en Belgique ou au Luxembourg », raconte ce jeune homme au tempérament timide. Depuis qu’il se concentre sur son futur métier, le natif de Brainville a mis le ballon rond entre parenthèses. Orthophoniste, c’était une de ses options après la Fac de sport, « la plus compliquée » dit-il. Mais une fois le concours passé, et réussi, l’intéressé ne regrette pas son choix. L’idée de pouvoir aider les autres alimente sa motivation. Et à ses yeux, cette perspective vaut bien des sacrifices.

H2G2 LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE de Douglas Adamas : « Décalé et surréaliste »

D’entrée, Valentin confesse ne pas être un grand lecteur. Du coup, le choix a été vite fait : ce sera H2G2, le guide du voyageur galactique. Pour son côté décalé et surréaliste. « Je suis attiré par l’univers de la science-fiction et du fantastique, en particulier au cinéma. » C’est d’ailleurs un film adapté de ce roman, sorti sur les écrans en 2005, qui a aiguisé son intérêt envers l’œuvre du Britannique Douglas Adams. On y découvre le héros, Arthur Dent, embarqué malgré lui dans un étrange et délirant voyage intersidéral. Car c’est bien de cela dont il s’agit ici, une histoire sans queue ni tête, servie par un humour british décapant. Pour amateurs du genre !

BIG FISH de Tim Burton : « Le pouvoir des rêves »

S’il ne dévore pas les livres, Valentin se rend plus volontiers dans les salles obscures. Parmi les films qu’il lui a été donné de voir, Big Fish s’inscrit parmi ses belles découvertes. Ce familier de l’univers de Tim Burton s’est laissé embarquer dans ce conte oscillant entre fiction et réalité. « J’aime beaucoup les histoires qui font un peu rêver. On est totalement dans ce registre avec ce père débordant d’imagination, dont le fils va tenter de percer les secrets. » Sorti en 2004, Big Fish évoque le pouvoir du rêve face à la banalité, avec cette poésie baroque qui caractérise l’œuvre du cinéaste américain, même si cette production est dépouillée de sa proverbiale touche gothique.

LES CHAROGNARDS de Renaud : «Une chanson qui fait réfléchir »

Quand ce titre est sorti en 1977, Valentin n’était pas né. Ça n’empêche pas l’étudiant nancéien d’avoir eu le coup de foudre pour Les Charognards, extrait de l’album de Renaud, Laisse Béton. « J’ai toujours aimé son côté engagé, je l’écoute depuis que je suis tout petit. Il aborde des thèmes qui font réfléchir et qui sont toujours valables de nos jours », confie cet amateur du répertoire français. Dans ce morceau, l’artiste revient sur le braquage d’une banque dont il a été témoin à Paris le 5 décembre 1975, en s’inspirant des commentaires entendus autour des corps des voleurs. Un spectacle de charognards qui lui inspire entre autres cette phrase toujours d’actualité : « J’ai la connerie humaine comme oraison funèbre ».