En quinze ans et sept albums solo sur le label nancéien Ici d’ailleurs, Matt Elliott n’a cessé de développer un univers qui opère sur nous un charme étrange et puissant. Son blues désenchanté et le magnétisme de sa voix s’impriment plus que jamais dans notre esprit tout au long de Farewell to All we Know, son nouvel opus. Sur les productions dépouillées, superbes, de David Chalmin, traversées par un piano discret et subtil tout comme le violoncelle de Gaspar Claus et la basse de Jeff Hallam, Matt Elliott interroge l’avenir entre craintes et espoirs. Au fil de longues ballades désertiques où planent les fantômes de Leonard Cohen et de Johnny Cash, le britannique ne se complaît jamais dans la noirceur et la solitude, car nous sommes toujours à ses côtés. Grâce à son talent et à celui de ses musiciens, la musique mélancolique de Matt Elliott ne nous accable pas : elle nous transcende.

Disponible en streaming, sortie physique prévue le 22 mai
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