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Contrairement à ce qui se fait dans la plupart des pays d’Europe où chaque citoyen est présumé donneur d’organes, l’Allemagne a une législation très restrictive dans ce domaine. Les organes et tissus d’une personne décédée ne peuvent être transplantés que si celle-ci a expressément donné son accord, par exemple en l’indiquant sur sa carte de donneur. L’actuel Ministre fédéral de la santé, le conservateur Jens Spahn, voulait faire évoluer ce cadre légal afin d’augmenter le nombre de donneurs potentiels. Sa proposition de loi vient néanmoins d’être rejetée par le Parlement. Avec une moyenne de 11 donneurs pour un million d’habitants, l’Allemagne est l’un des pays les plus concernés par le manque d’organes disponibles pour les transplantations. Les deux régions frontalières de Sarre et Rhénanie-Palatinat font en revanche figure de bonnes élèves. En 2019, le nombre d’organes donnés était en forte augmentation par rapport à 2018. Il est passé respectivement de 56 à 64 (Sarre) et de 115 à 153 (Rhénanie-Palatinat).