(© Julien Lambert)

Après Kiss & cry, création collective du cinéaste Jaco Van Dormael, de la chorégraphe Michèle Anne De Mey et du conteur Thomas Gunzig, c’est une autre aventure unique et poétique qui nous est proposée avec Cold blood. Nous voici plongés à nouveau dans le monde de la « nano-danse » : les scènes se jouent au sein de miniatures où l’on ne perçoit que les mains des danseurs, comme ces personnages campés sur l’index et le majeur qui étaient les protagonistes de nos jeux enfantins. Une vision inédite de la danse, mêlant musique, conte et théâtre d’objets. Les images filmées en direct, très cinématographiques, sont projetées sur grand écran.

La voix de Thomas Gunzig nous immerge en pleine suggestion hypnotique, pour nous dévoiler sept souvenirs, sept parcelles de vies, sept scènes bricolées avec génie entre comédie et tragédie. Cold blood choisit cette fois-ci de dévoiler un peu plus du corps de ses danseurs, en l’occurrence celui de Michèle Anne De Mey sur un air de Scarlatti, Caldo sangre. Fred Astaire ou le Boléro de Ravel sont également revisités « à la main ». La fascination exercée par le spectacle est totale, grâce à la méticulosité apportée aux miniatures et à leur mise en scène et par les ballets millimétrés de ces parcelles de corps dansant des claquettes, jouant à la balle la veille de Noël, au volant dans un cinéma en plein air… ovationnée lors de sa première au Manège de Mons l’an passé, Cold blood est sans conteste une expérience inoubliable.

Le 30 septembre au Grand théâtre de la Ville de Luxembourg
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