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Créée par l’Université de Lorraine, en partenariat avec Dassault Systèmes, DITEX est un centre d’expertise, de certification et de formation continue spécialisé dans l’Industrie du futur. Innovante et agile, cette petite structure, véritable concentré de compétences et d’expertises en matière de digitalisation des entreprises et des solutions Dassault Systèmes, rayonne aujourd’hui dans le monde entier.

Digital Industry Tools Experts (DITEX) a été créé en 2016 sous l’impulsion de Pierre Mutzenhardt, le président de l’Université de Lorraine et de Nidhal Rezg, directeur de l’UFR-MIM (Unité de Formation et de Recherche Mathématiques, Informatique, Mécanique) et du laboratoire LGIPM de Metz. Et cela en collaboration avec l’éditeur de logiciel Dassault Systèmes qui produit des solutions pour les entreprises de tous les secteurs permettant d’innover et réinventer la renaissance de l’industrie.

Un partenariat public-privé qui explique la position originale de DITEX dans la sphère de l’enseignement supérieur. Membre de la French Fab er référencé auprès du Comité Économique et Sociale de la Grande Région (CESGR) comme étant une structure concrète pour « Tout le secteur industriel doit préparer sa transition vers le modèle de l’usine connectée »la numérisation du monde du travail, DITEX est à la fois, un centre d’expertise, de certification (des logiciels Dassault Systèmes) et de formation continue.

« L’industrie se trouve aujourd’hui au cœur d’une nouvelle révolution dont l’enjeu majeur est la connectivité entre les systèmes, qui contraint désormais tout le secteur industriel à préparer sa transition vers le modèle de l’usine connectée », explique Nidhal Rezg.

Cela se traduit par une large palette en termes d’actions et d’interventions. En direction des établissements de l’enseignement supérieur, DITEX développe des contenus de formations visant à préparer les acteurs à l’industrie du futur ou Industrie 4.0 : intégration de la robotique sur les lignes de production, conception de postes de travail hybride alliant humains et cobots (robots collaboratifs), management-supervision de lignes de production… Par exemple, avec le pôle AIP S-MART de Nancy et Dassault Systèmes, DITEX est impliqué dans le projet DUNE-EOLE ( Développement d’Universités Numériques Expérimentales – un Eng@gement pour Ouvrir L’Education) soutenu par l’ANR‐PIA3 (Agence Nationale de la Recherche-Projet Investissement d’Avenir), au travers d’un projet de création de TP virtuels innovants dédiés aux thématiques de la robotique, cobotique, automatisation, supervision de ligne de production et maintenance.

Ces contenus d’ingénierie pédagogique autour de l’Industrie du futur, développés au sein de l’Université de Lorraine, peuvent s’adresser aux étudiants mais également concerner les professeurs et les enseignants comme l’explique Julien Zins, directeur opérationnel de DITEX : « dans le cadre du projet TINA2 (Tuteur Intelligent pour Nouvel Apprenant), nous développons un parcours pédagogique End to End pour la conception et fabrication d’un drone paramétrable. Un ingénieur DITEX est chargé du développement des contenus en s’appuyant sur l’expertise des professeurs et des membres du LEM-3 (Laboratoire d’étude des microstructures et de mécanique des matériaux) et du 2PLN (Laboratoire lorrain de Psychologie et Neurosciences) pour s’assurer que les matériaux soient didactiques et parfaitement adaptés aux différents publics. Un étudiant prépare un doctorat en psychologie dans le cadre du projet. Ces matériaux seront testés sur des étudiants de l’UFR-MIM mais également à l’école du professorat ESPE (École supérieure du professorat et de l’éducation) de Montigny-lès-Metz (Moselle). Ce projet est financé par la fondation de l’académie des technologies, l’IRT-M2P et le programme TeachInnov de LUE (Lorraine Université d’Excellence) ».

Ce partage de compétences et d’expertises passe également par l’organisation de colloques et de rencontres. En mai dernier, à Metz, DITEX a ainsi réuni des industriels, des universitaires, des collectivités et des étudiants lors d’une journée consacrée à l’un des leviers de la transformation industrielle : la cobotique et le jumeau virtuel. À cela s’ajoutent encore des activités de consulting en direction des universités mais également des entreprises ainsi que des certifications sur les outils Dassault Systèmes.

Si DITEX est un partenaire privilégié des écoles et des entreprises régionales qui mènent une politique volontariste en matière d’Industrie du futur (notamment dans le cadre de l’IGESIF – InitiativeDITEX est impliqué dans différents programmes de recherche internationaux.Grand Est des Services et Industries du Futur), son rayonnement dépasse très largement les frontières régionales et même nationales. Le centre lorrain est impliqué dans différents programmes de recherche internationaux et multiplie les interventions et les collaborations avec des universités à travers le monde : Argentine, Mexique, Maroc, Tunisie, Corée du sud… DITEX est impliqué dans la création d’une Université Franco-Mexicaine, dans l’État de Monterrey. Aussi, les experts de DITEX seront au Mexique début 2019, durant 6 semaines, pour former des professeurs et des industriels sur les solutions Dassault Systèmes pour la conception et la fabrication de produits dans le secteur de l’automobile et de l’aérospatial. En janvier prochain, au sein du programme de recherche financé par l’Europe, H2020 CleanSky, destiné à rendre les avions plus efficients, DITEX participe à la mise au point d’un nouveau procédé ‘ColdSpray’ qui vise métalliser des structures (composite, par exemple) pour les rendre plus résistante en projetant des poudres métal à vitesse supersonique à l’aide d’un robot.

« DITEX se compose d’une petite équipe de 5 permanents à laquelle s’ajoute un réseau d’une trentaine d’experts de l’Université de Lorraine dans différents domaines. Au-delà de notre expertise, ce qui fait notre valeur ajoutée, c’est d’être extrêmement agiles et flexibles. Nous pouvons intervenir sur des modules très spécifiques et très courts dans le temps comme mobiliser des compétences sur d’importants programmes de recherche s’inscrivant dans la durée », conclut Julien Zins.