Après bien des tergiversations et autres négociations, la Commission Européenne a signé un troisième plan d’aide à la Grèce, fin août. 
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Le commissaire européen pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes, est satisfait du nouveau programme d’aide pour la Grèce. (©DR)

« La conclusion de ce programme est une excellente nouvelle pour la Grèce et l’Union européenne dans son ensemble, car il crée les conditions pour plus de croissance, de stabilité, d’investissements et d’emplois. En faisant preuve de solidarité et de responsabilité, la Grèce, les autres États membres de la zone euro et les institutions ouvrent un nouveau chapitre, centré sur les réformes, l’équité et la confiance mutuelle », a déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes à propos de la signature du nouveau programme de soutien à la stabilité en faveur de la Grèce. Le mécanisme européen de stabilité (MES), pare-feu européen mis en place en 2012 pour faire face à la crise financière mondiale, pourra décaisser jusqu’à 86 milliards d’euros de prêts au cours des trois prochaines années. Mais pas à n’importe quelles conditions. La Grèce doit impérativement mettre en œuvre les réformes nécessaires pour s’attaquer aux problèmes fondamentaux de son économie et de sa société, comme prévu dans le protocole d’accord. La Grèce doit, par exemple, remettre en cause les droits acquis en supprimant le régime fiscal favorable dont bénéficient les armateurs ou les agriculteurs, ou de nombreuses exonérations (par exemple, celles concernant la TVA dans certaines îles) ou subventions injustifiées. Elle doit s’engager dans une lutte contre la corruption, la fraude fiscale et le travail non déclaré. Dans un registre différent, elle est sommée de concentrer ces efforts d’économie « dans des domaines qui n’affectent pas directement le pouvoir d’achat des citoyens ordinaires, par exemple en réduisant les dépenses militaires ou en remédiant aux inefficacités dans de nombreux domaines des dépenses publiques ». Afin de compléter le programme de soutien et de lui donner les meilleures chances de réussite, la Commission a également présenté un plan pour l’emploi et la croissance en Grèce. « Quelque 35 milliards d’euros seront mis à disposition, d’ici à 2020, pour la réalisation d’investissements en faveur de la population et des entreprises », précise la Commission.