Dans son dernier recueil de nouvelles Les noces fabuleuses du Polonais aux éditions Julliard, Fouad Laroui, toujours avec la verve et l’humour qui le caractérisent, livre des pistes de réflexions sur les thèmes du mensonge et de l’absurde.

Fouad-Laroui (©DR)Éclectique. C’est un terme qui s’applique plutôt bien à Fouad Laroui. Né à Oujda au Maroc, il a vécu en Angleterre et aux Pays Bas. Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, il est également professeur de littérature à l’université d’Amsterdam. Mais aussi romancier, poète, éditorialiste et tout cela dans plusieurs langues, pour couronner le tout. Bref, Fouad Laroui est riche d’une culture aux multiples facettes qui agite ses neurones. Une diversité qui se retrouve dans ce recueil de nouvelles aux univers très différents. La première nouvelle, intitulée Les noces fabuleuses du Polonais, nous raconte l’histoire d’un dentiste polonais qui a pour mission de s’occuper de la mâchoire des employés de la Société nationale des mines de phosphate du royaume marocain. Intéressé par la culture locale, le dentiste souhaite assister à un mariage traditionnel marocain. Pas très compliqué. Avec Fouad Laroui, ça le devient. On propose à notre Polonais un faux mariage juste « pour rire », d’autant plus drôle qu’il a l’opportunité de jouer au marié. Hilarant. Mais jusqu’où ? Simple mascarade ou piège d’un mariage forcé ? Changement total d’ambiance avec la deuxième nouvelle : Le père, le fils et le Vengeur Masqué. Elle emmène le lecteur voir ce qui se joue sur un ring, à l’occasion d’un match de catch un peu particulier puisque le combat oppose un père et son fils. Drôles, absurdes, décalées mais toujours intelligentes…. Les trois autres nouvelles qui complètent ce livre le sont tout autant. L’auteur, qui ne manque assurément pas d’imagination, s’interroge notamment sur un sujet qui mérite assurément réflexion : les sangliers sont-ils accros à l’aspirine ? Eh bien, certains sangliers marocains…