Dans le nord-est de la France post-industrielle des années soixante-dix, grandissent Judith et Tatiana, deux amies. Les jeunes filles deviennent des adolescentes puis des femmes. La lente métamorphose qui marque les corps et les cœurs et qui bouscule l’intérieur des têtes, se distille au fil des pages. « Qui plus est, ce tout nouvel aspect de ma silhouette semblait attirer les regards de garçons barbus et chevelus bien plus âgés que moi. Pour ma part, il fallait bien que je m’en accommode mais cela n’arrangeait pas vraiment mes affaires du point de vue vestimentaire car depuis la classe de quatrième, je ne portais que des jeans-cigarettes », raconte Tatiana. Avec Derviches tourneurs, Catherine Mosele qui a suivi des études littéraires et de psychologie avant de devenir kinésithérapeute, explore la profondeur des attachements nés dans l’enfance. L’écriture est délicate et précise. Nul doute que pour le lecteur qui a connu ces années-là, ce livre aura une saveur toute… particulière.

Aux éd. Mélibée