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Nicolas Hulot a démissionné du gouvernement, fin août. Dans la presse régionale, les élus EELV ont pointé le manque d’intérêt du gouvernement pour l’écologie.

« Je vais prendre la décision la plus difficile de ma vie. Je ne veux plus me mentir.  Donc je prends la décision de quitter le gouvernement ». C’est ce qu’a déclaré Nicolas Hulot, à la surprise générale, le 28 août dernier au micro de France Inter, dans la matinale présentée par Nicolas Demorand et Léa Salamé qui confie avoir connu un « moment de grâce ». Plus « terre à terre », les réactions des acteurs de l’écologie à cette démission, recueillies par la presse régionale du Grand Est pointent, notamment, le peu de place accordé à l’homme et à l’écologie dans le gouvernement Macron. Gilles Bilot, secrétaire régional d’EELV : « tout le monde a bien compris que le gouvernement n’est pas porté sur l’écologie. Sans doute Hulot en a-t-il eu marre d’avaler couleuvre sur couleuvre » (RL). Éliane Romani, ancienne adjointe au maire de Thionville, ex-membre du conseil fédéral d’EELV : « sa démission n’est que la conclusion d’une suite d’arbitrages qui ne lui ont pas été favorables. Ça montre qu’il était bien seul à vouloir ce changement de paradigme. En dépit des beaux discours sur la scène européenne, Macron n’a pas été à la hauteur de l’enjeu. Voilà pourquoi nous devons lui opposer un programme fort aux européennes. » (RL). Alain Jund, adjoint au maire EELV de Strasbourg : « c’était attendu, Nicolas Hulot est allé au bout de ce qu’il était en capacité de faire. S’il n’y a pas un mouvement écologiste avec un poids électoral dans le pays, l’écologie n’arrivera pas à avancer » (DNA). Guy Harau, porte-parole d’EELV-Lorraine: « le gouvernement ne l’a pas laissé agir » (RL).