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Pour son premier long-métrage, Dear White People, qualifié d’ovni par le journal Libération (« un mélange de Spike Lee, de Pedro Almodovar, et même de Claude Chabrol »), Justin Simien a frappé les esprits. Ce film, qui a fait sensation au festival de Sundance, évoque le malaise que peut ressentir un Noir dans un environnement majoritairement blanc. Le jeune cinéaste a puisé dans sa propre expérience d’étudiant noir sur un campus dominé par les Blancs pour concrétiser ce projet vieux de sept ans, et qu’il a financé en ayant recours à une plateforme participative. L’histoire a trouvé un écho important aux États-Unis, où la question raciale continue d’alimenter les débats, alors que l’actualité récente est venue rappeler que ce dossier était loin d’être clos. Parmi les critiques, certains ont reproché au réalisateur « de propager des stéréotypes sur les Blancs qui ont des stéréotypes sur les Noirs ». Le titre s’inspire d’une émission de radio dans laquelle une étudiante née d’un couple mixte se moquait les comportements et les préjugés envers les Noirs dans son université.