(Les eaux de mon regard, Vincent Gagliardi, 2016 © Jacqueline Trichard)
Trois questions à l’artiste lorrain Vincent Gagliardi dont l’exposition Les murmures incertains est à découvrir, à Metz, à l’Arsenal, jusqu’au 18 septembre.

Que découvre le public lors de cette exposition ?

Il va découvrir un espace photographique, très différent des expositions habituelles de l’Arsenal. C’est à la fois très étonnant et très surprenant, un point de vue intelligent qui utilise le médium photographique comme un moyen, un simple outil de travail et non comme une fin en soi. Mon travail pour la galerie de l’arsenal a consisté à élargir la pensée photographique. Je me suis attaché à relier la photographie à mes préoccupations personnelles. On y voit notamment une importante série de photographies gravures qui est comme une déambulation dans une forêt personnelle ainsi que 3 immenses installations photographiques.

Qu’est-ce qui réunit les œuvres exposées ?

J’essaie d’entrer dans l’avenir, un avenir très personnel et d’élargir le champ de mes propres visions pour pouvoir tenir les temps sinon nous (les artistes), nous enfermons dans notre propre piège qui, en se refermant, anéantissent la poésie et les pensées. J’ai toujours essayé, à travers chaque exposition, de proposer une vision augmentée pour progresser dans la monstration.

Un ouvrage sur votre travail sera prochainement disponible. De quoi s’agit-il précisément ?

Cet ouvrage qui sort en même temps que l’exposition, est consacré aux 4 dernières années de ma production artistique : gravures, gravures-photographies, bas-relief muraux, installations, sculptures, gravures couleur. Il réunit également plusieurs textes signés Zerigua Laaraba, Francis Kochert, Laurent Thurner, Marc Tesi…


À noter l’exposition Les murmures incertains s’est accompagnée d’une performance intitulée Regardez où vous mettez les pieds, assurée le 25 juin, place Saint-Louis à Metz. Vincent Gagliardi a imprimé une partie de la rue. L’ambition est « de réaliser des livres d’artistes sous la forme d’un dictionnaire graphique des routes du monde. Mon désir est de parcourir le monde entier. Le jour de la performance j’ai imprimé 120 gravures estampées par un rouleau compresseur. J’ai conservé 30 gravures pour les premières pages du livre des routes du monde. Les autres ont été offertes au public présent », souligne l’artiste. La performance a fait l’objet d’une captation par le cinéaste Patrick Mario Bernard. Vincent Gagliardi était assisté de Didier Kiefer, de Juliette Clegnac et de Nastassja Ramassamy.

Pour tout savoir www.vincentgagliardi.fr