Athènes © Pascal Guillon

La Grèce a accueilli plus de 30 millions de touristes en 2018, soit une progression de plus de 10 %.  Salutaire sur le plan économique et en matière d’emploi, l’afflux de visiteurs n’est pas sans impacter l’environnement.

La Grèce est sortie le 20 août des programmes de redressement dictés depuis 2010 par la zone euro et le FMI. En échange de prêts équivalents à près de 300 milliards d’euros, le pays s’est engagé à réaliser de profondes réformes afin de renouer avec une meilleure santé financière. Pour ce faire, la Grèce peut notamment s’appuyer sur le tourisme qui tire la croissance. Selon des données publiées par la Banque centrale de Grèce, relayées par différents médias, le nombre de touristes ayant visité la Grèce en 2018 s’est élevé à 30,1 millions. Cela représente une hausse de 10,8 % des arrivées par rapport à l’année 2017. Le pays se rapproche ainsi du Top 10 des destinations les plus visitées au monde, un classement dominé par la France avec plus de 86 millions de touristes (2017, Organisation mondiale du tourisme). Les revenus générés par le tourisme sont au diapason avec une progression de 10,1 %, toujours par rapport à 2017, atteignant 16,1 milliards d’euros. Bref, les agences de voyages comme les hôtels ou les entreprises assurant des services dans ce secteur, sont débordés. Tant mieux pour l’économie et l’emploi. Mais certaines voix commencent à se faire entendre pour tirer la sonnette d’alarme. Les petites îles qui voient débarquer des centaines de milliers de visiteurs en quelques mois n’ont pas forcément les infrastructures pour les accueillir. Les ballets des ferries et autres bateaux de croisière ne sont pas sans impacter l’environnement. Alors comme d’autres parties du monde (Venise, par exemple), les pouvoirs publics prennent des mesures. Dans un article, le quotidien Le Guardian évoque notamment la décision du maire de Santorin de limiter à 8.000 le nombre de passagers autorisés à débarquer quotidiennement sur l’île. Toute la difficulté du pays consiste désormais à réguler et à encadrer le tourisme tout en continuant, impérativement, à remplir les caisses qui se sont (plus que) vidées ces dernières années malgré les serrages de ceinture imposées à la population.