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Lhistoire des cristalleries dans le Grand Est ne s’écrit pas que dans les ateliers de Lalique, Saint-Louis, Baccarat ou Daum : à Montbronn, les quinze employés de Cristal de Paris entretiennent un savoir-faire centenaire au sein d’un marché qui a considérablement muté depuis 1970, date de la fondation de Cristal de Paris par le père de Guy Ferstler, l’actuel dirigeant. « Je suis arrivé en 1986, c’était la fin d’un âge d’or, raconte-t-il. On est passés à un marché de niche, de commande, avec des demandes très spécifiques. »

Spécialisé dans la taille et le polissage d’objets en cristal, avec l’ajout de pâtes de verre colorées qui a permis à Cristal de Paris de forger son identité, l’entreprise réalise 90 % de son chiffre d’affaires à l’exportation, principalement au Moyen-Orient et en Asie. La petite taille de l’entreprise peut être un atout : elle lui permet plus de souplesse et de répondre à des demandes inédites, comme ces 2000 verres à réaliser en trois semaines pour l’anniversaire du sultan de Brunei l’an dernier. « On est vraiment proches de nos clients, que l’on implique dans le design, explique Guy Ferstler. Nous sommes beaucoup moins nombreux qu’avant à exercer ce travail, mais on a aussi su s’adapter et gagner en reconnaissance. »

www.cristaldeparis.fr