Dominique Wein, Directeur Général de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne et Dominique Gros, Maire de Metz lors de l’inauguration de la crèche multi-accueil Charlemagne. (© Philippe Gisselbrecht – Ville de Metz)
Dans le cadre de sa politique ambitieuse en matière de confort et de bien-être au travail, la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne a choisi de créer une crèche multi-accueil au sein même de son nouveau siège messin. Un projet que la banque a développé en collaboration avec la Ville de Metz, dans le cadre d’un partenariat public-privé inédit.

La première tranche du nouveau siège de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC), situé en face de la gare de Metz, a été inaugurée en novembre dernier. Trois ans de travaux ont été nécessaires pour entièrement moderniser et réorganiser l’espace au sein d’un ensemble de bâtiments centenaires qui font partie intégrante du patrimoine urbain du quartier Impérial et dont les façades ont été conservées et restaurées. Ce chantier n’est d’ailleurs pas totalement terminé puisque plusieurs milliers de m2 sont encore en cours de rénovation pour une livraison attendue pour la fin de cette année.

Une partie des 600 collaborateurs du siège de la BPALC sur les 850 de l’agglomération messine a déjà pris possession des lieux. Tout comme Sophie la Girafe , Pim le Lapin et Georges le Lémurien qui, les yeux exorbités, observe l’agitation matinale qui marque l’ouverture des bureaux. Le siège de la banque a pour particularité d’accueillir une crèche multi-accueil dans ses locaux. Et l’endroit n’est pas une « pièce rapportée ».

Créer cet espace dédié aux jeunes enfants faisait partie intégrante du projet de rénovation portée par la BPALC, ce qui a permis d’en optimiser la qualité comme le confirme la certification HQE (Haute Qualité Environnementale) Bâtiments tertiaires en rénovation niveau « Excellent » pour les phases « Programmation » et « Conception » de la crèche.

Pour mener à bien la création de ce lieu d’accueil, la BPALC qui tenait également à ce que la crèche soit accessible aux Messins, a choisi de le développer dans le cadre d’un partenariat original privé-public, avec la Ville de Metz qui assure la gestion de l’équipement. Sur les 25 places disponibles, 15 sont réservées au personnel de la banque et 10 sont accessibles aux Messins. Et sur ces 10 dernières, 7 places s’adressent, en priorité, à des enfants porteurs d’un handicap.

La crèche multi-accueil « Charlemagne » (c’est également le nom du bâtiment du siège) bénéficie d’une surface de près de 300 m², sur deux niveaux. 10 sont accessibles aux Messins. Et sur ces 10 dernières, 7 places s’adressent, en priorité, à des enfants porteurs d’un handicap. La qualité sonore et lumineuse a fait l’objet d’une attention particulière qui va au-delà d’un simple confort. En plus d’optimiser les volumes, la transparence des cloisons sécurise les enfants qui peuvent ainsi anticiper le passage d’un lieu à l’autre. En arrivant dans le vestiaire par exemple, ils peuvent voir les copains s’activer, repérer la professionnelle qui va les accueillir et se préparer au départ ou à l’arrivée de papa ou maman.

La priorité a été donnée aux mouvements et aux jeux des enfants : un espace de 22,21 m² pour les plus petits et de 34,75 m² pour les plus grands auxquels s’ajoutent une salle d’activités manuelles et une autre utilisée pour des activités diverses en dehors du temps de sieste pendant lequel seront installés des petits lits de camps. La crèche bénéficie également d’un espace extérieur. D’une superficie de 113 m², il est entièrement recouvert d’un sol souple pour que les enfants s’adonnent à des jeux extérieurs en toute sécurité.

Si les enfants bénéficient de conditions d’accueil optimales, la BPALC a également veillé à optimiser le confort et le bien-être de l’ensemble de ses collaborateurs en soignant l’aménagement de la banque. Outre des bureaux et des salles de réunions, le nouveau siège abrite déjà un auditorium de 170 places, et prochainement un restaurant d’entreprise, une cafétéria, des patios, des espaces extérieurs végétalisés… D’excellentes conditions pour… travailler.

DOMINIQUE WEIN DIRECTEUR GÉNÉRAL BANQUE POPULAIRE ALSACE LORRAINE CHAMPAGNE

« Lorsque nous nous sommes interrogés sur les services que nous pouvions développer en direction des collaborateurs, il y avait d’autres projets, type salle de sport, par exemple. Mais nous avons délibérément fait le choix de la crèche car il nous a semblé que c’était le service le plus attendu et le plus important », indiquait Dominique Wein, Directeur Général de la BPALC, lors de l’inauguration de la crèche multi-accueil Charlemagne, en octobre dernier. Une décision pertinente puisque la structure affiche déjà complet et la qualité de ses services est unanimement saluée. Le partenariat public-privé initié par la Banque avec la Ville de Metz, est à ce titre, exemplaire.


Yves SAND (©DR)« PROXIMITÉ ET RELATION HUMAINE SONT DANS NOTRE ADN »

Une banque qui investit dans une crèche, dans ses locaux, ça peut surprendre. Mais comme l’explique Yves Sand, Directeur du Développement Durable, de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et des Innovations à la BPALC, ce projet s’inscrit dans une politique ambitieuse en faveur du bien-être des collaborateurs.

Comment est né ce projet ?

Pour comprendre la raison de cette crèche, il importe de savoir que la banque s’est dotée d’une politique RSE ambitieuse. Nous sommes une banque coopérative et une entreprise responsable à dimension humaine et le revendiquons, à commencer par notre Directeur Général Dominique Wein. Intitulé ABCDE pour « Agir en Banque Coopérative Durable et Engagée, du management de la RSE au management par la RSE », ce programme repose sur 5 piliers, 25 axes de progrès et 125 actions ou chantiers. Nous sommes donc dans le concret. L’un de ces piliers vise à faire de la BPALC un employeur exemplaire. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création de la crèche. La Banque compte de nombreux jeunes collaborateurs. Elle répond donc à un besoin concret et identifié et participe à l’amélioration du confort et du bien-être.

Cette crèche, vous l’avez créée dans le cadre d’un partenariat inédit. Pourquoi ?

Prendre soin des enfants n’est pas notre métier, cela demande des compétences que nous n’avons pas. Nous avons donc choisi de faire appel à des partenaires qui ont une expertise en la matière, en l’occurrence la Ville de Metz, au travers de son service en charge de la petite enfance, et la CAF (Caisse d’Allocations Familiales). Nous entourer de spécialistes est d’ailleurs systématique lorsque nous visons l’excellence dans des domaines qui ne relève pas de notre cœur de métier. Par exemple, notre nouveau siège tout comme la crèche bénéficient de la certification HQE (Haute Qualité Environnementale) niveau « Excellent ». Nous avons fait appel à des organismes tiers indépendants qui ont audité nos projets et ont démontré que notre niveau d’exigences et de qualité est atteint, et même au-delà.

Vous évoquiez toute une série d’actions en faveur du bien-être et du confort. Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

Ils sont nombreux et divers. Nous encourageons, concrètement, les activités sportives, les déplacements doux, l’égalité Femmes/Hommes, la formation continue afin d’optimiser l’employabilité de nos collaborateurs à l’heure où les métiers de la banque sont en pleine évolution. Responsables, nous le sommes d’ailleurs aussi en direction de nos clients et de nos territoires. Nous avons créé une crèche et maintenons d’ailleurs un réseau d’agences dense, y compris en zone rurale. La proximité et la relation humaine sont dans notre ADN de banque coopérative.


BÉBÉ LES GESTES POUR LE DIRE

La communication gestuelle avec les bébés consiste à associer des gestes, avec les doigts ou la main, à des paroles. Par assimilation, l’enfant va intégrer ce que signifie différents mots (« encore », « manger », « mouillé », « triste »…) non seulement il va comprendre leur signification mais il va être également capable de reproduire ces signes pour se faire comprendre. Tout en s’amusant et avant même de faire l’acquisition de la parole, le bébé peut ainsi s’exprimer, ce qui participe, bien évidemment, à son autonomie et à son confort.


MARJORIE MAAS (©DR)MARJORIE MAAS EMPLOYÉE DE LA BPALC ET MAMAN DE VICTOIRE, 13 MOIS

« Je suis vraiment très heureuse de l’ouverture de cette crèche au sein de la Banque, à différents titres. Tout d’abord, en termes de confort et de qualité de vie. Je n’ai pas à déposer Victoire chez une nounou ou dans une structure chaque matin et à aller la récupérer le soir. Je gagne donc beaucoup de temps. Si jamais une réunion dure un peu plus longtemps que prévu, je ne stresse pas non plus pour ne pas être en retard. Le fait que les repas soient fournis, et élaborés à partir de produits locaux, voire bio, est également un bon point. C’est dans ma tête, mais j’apprécie aussi le fait de savoir que Victoire est toute proche. Cela me rassure même si je dois parfois résister à l’envie d’aller la voir pour l’embrasser. Et puis, ma fille s’épanouit, elle a fait d’énormes progrès en quelques semaines. L’équipe encadrante développe notamment une forme de communication avec les tout-petits que je trouve vraiment intéressante. Ma fille s’y sent bien et je suis sereine. ».


sandrine casci (©DR)3 QUESTIONS À… SANDRINE CASCI INFIRMIÈRE-PUÉRICULTRICE / VILLE DE METZ DIRECTRICE DE LA CRÈCHE MULTI-ACCUEIL CHARLEMAGNE

En tant que professionnelle de l’enfance, avez-vous été associée à la création de la crèche ?

Oui, dès le départ, j’ai pu travailler avec l’architecte, avec Pascal Surga, Directeur administratif immobilier logistique sécurité de la BPALC et Pascal Pellenz, Directeur des projets immobiliers de la BPALC, afin d’organiser l’espace et les aménagements, compte tenu, bien entendu, de certaines contraintes puisque nous sommes installés dans un ancien immeuble. Nous avons notamment opté pour la création de deux espaces bien distincts afin de répartir les enfants en deux groupes d’âges : de 2,5 mois à 18 mois et de 18 mois à 4 ans, voire un peu plus.

La crèche a également pour particularité d’accueillir des enfants souffrant d’un handicap : trisomie 21, autisme… Un référent de la Ville, spécialiste du handicap, les suit tout particulièrement mais ces enfants sont totalement intégrés au groupe. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la démarche. Nous avons également la chance de disposer, en plein cœur de la ville, d’un espace extérieur équipé avec différentes structures de jeux.

Quels sont les grands axes de votre projet pédagogique ?

Il est très axé sur la bienveillance. L’une de nos priorités est de nous inscrire dans une démarche de co-éducation, avec les parents, ce qui passe par beaucoup d’échanges. En ce qui concerne plus directement les enfants, nous privilégions également la communication gestuelle. Concrètement, nous associons des mots à des gestes (dormir, changer la couche…) afin qu’ils puissent s’exprimer avant même de parler. Les enfants peuvent ainsi se faire comprendre très tôt, ce qui participe à leur sérénité et à leur bien-être (voir ci-contre).

La crèche dispose-t-elle encore de places disponibles ?

La structure affiche aujourd’hui complet. Nous accueillons 28 enfants, ce qui est le maximum autorisé. Nous pouvons encore, ponctuellement, pour ne pas dire exceptionnellement, accueillir un enfant pour quelques heures, en cas d’absence d’un autre enfant. Cela confirme que la crèche, fruit d’un partenariat public-privé inédit, répond à une vraie attente des parents qu’ils travaillent à la BPALC ou ailleurs.