La Commission européenne a pris des mesures pour avancer dans la lutte contre la désinformation afin d’assurer la protection des valeurs européennes et de la sécurité en Europe.

« En tant qu’instrument d’influence politique, la désinformation n’a rien de nouveau. Les nouvelles technologies, en particulier numériques, ont amplifié la portée des fausses informations qui se propagent via l’environnement en ligne pour saper les fondements de notre démocratie et de notre société. Étant donné qu’il est aisé de rompre la confiance sur l’internet mais difficile de la regagner, les entreprises du secteur doivent coopérer avec nous sur cette question […], » souligne Andrus Ansip, vice-président de la Commission et commissaire chargé du marché unique numérique à propos des mesures de lutte contre la désinformation en ligne initiées par la Commission. Parmi ces mesures, il est notamment question d’imposer un code de bonnes pratiques contre la désinformation aux plateformes afin, entre autres, de faire en sorte que les utilisateurs découvrent plus facilement des sources d’information différentes offrant des points de vue contrastés et qu’ils y accèdent plus aisément. Il est également question de créer un réseau européen indépendant de vérificateurs de faits. Il aura pour mission d’établir des méthodes de travail communes, d’échanger les meilleures pratiques et de parvenir à la couverture géographique la plus large possible de l’UE en matière de corrections factuelles. Dans un registre différent, l’ambition est également de favoriser l’éducation aux médias. À cette fin, la Commission encourage la fourniture de matériel pédagogique aux écoles et aux éducateurs et elle organisera une Semaine européenne de l’éducation aux médias. Enfin, la Commission invite également les États membres à intensifier leur soutien en faveur d’un journalisme de qualité afin de garantir un environnement médiatique pluraliste, diversifié et pérenne. « Elle lancera un appel à propositions en 2018 pour la production et la diffusion de contenu informatif de qualité sur les affaires européennes au moyen de médias d’information fondés sur les données » précise-t-elle. Un premier bilan sur ces mesures est attendu, dès la fin de cette année, et des corrections seront apportées, le cas échéant.