Avec un taux de remplissage moyen de 85%, 1600 abonnements, plus de 4700 jeunes pour un spectacle, une répétition ou une rencontre, et 25% de son public constitué de moins de 26 ans, l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole assure sa mission de service public ouvert sur les arts vivants. La nouvelle saison annonce de belles œuvres parmi les classiques, des mises en scène nouvelles et audacieuses, des créations, des collaborations et des rendez-vous encore plus surprenants.

opera-romeo-juliette-massy-(©-David-Kirsch)« Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet. » Faut-il encore présenter ce texte de Shakespeare, 400 ans après sa mort ? Le directeur et metteur en scène Paul-Émile Fourny choisit d’ouvrir la saison 2015/2016 de l’Opéra Théâtre de Metz Métropole par Roméo et Juliette, une nouvelle production d’opéra. Sous la baguette de Jacques Mercier, la musique de Charles Gounod souffle poétiquement son lyrisme. Fil rouge de la nouvelle programmation, le dramaturge anglais est à l’honneur, dans une pluridisciplinarité étendue : le ballet, avec La Mégère apprivoisée et Le songe d’une nuit d’été, mis en musique par Mendelssohn, l’opéra, avec A midsummer night’s dream de Benjamin Britten, et le théâtre musical interprété par la Compagnie Déracinémoa et l’ensemble Contraste dans The fairy queen. À cela s’ajoutent une soirée de cinéma à l’opéra, un apéritif concert avec le chœur, une lecture par le metteur en scène Daniel Mesguich et un concert donné par une sélection de talents lyriques de la Grande Région.

Parmi les nouvelles productions, deux ballets prestigieux. Carmina Burana, et son fameux chœur Ô Fortuna, cantate scénique prenant appui sur des poèmes médiévaux, chorégraphiée par Ralf Rossa. Universelle par ses thèmes, la vie, la joie, le bonheur et leur aspect éphémère. Comme Zorba le Grec, où un touriste américain s’attire les foudres d’un village de Crète, amoureux qu’il est de la belle Marina… Entre haine de l’étranger et amour, fureur de vivre et désespoir, le ballet de Mikis Theodorakis clôt magistralement la saison.

Côté lyrique, le jeune Turc Selim, prince et séducteur, débarque en Italie. Ses histoires d’amours compliquées se mêlent aux jeux de masques dans l’œuvre de Rossini, Il Turco in Italia. Sous le soleil italien, Paul-Émile Fourny couvre la casquette de metteur en scène pour deux drames populaires amoureux. Cavalleria Rusticana et I Pagliacci évoquent les crimes passionnels et la vengeance du conjoint bafoué, avec toute la fougue de l’Italie. Enfin, Capriccio, dernier opéra de Richard Strauss, narre la rivalité entre un poète et un compositeur pour conquérir le cœur de la belle Comtesse Madeleine, et au-delà, évoque le rapport texte/musique.

La programmation théâtrale n’est pas en reste, avec des incontournables : Un fil à la patte, de Feydeau, L’Ecole des Femmes, de Molière, et La Cerisaie, de Tchekhov. Trois mises en scène nouvelles, qui montrent à quel point ces pièces ont encore tant à nous dire. Poursuivant sa collaboration avec le Théâtre du Peuple-Maurice Pottecher de Bussang, l’OTMM coproduit la mise en scène de Vincent Goethals de L’Opéra de quat’sous de Brecht. Dans ce milieu interlope où la misère exploite la misère, la décadence s’érige en mode de vie.

Enfin, deux spectacles plus particulièrement destinés au jeune public, mais dont la poésie touche tout autant les adultes. Le Petit Prince, de Saint Exupéry, et son célèbre « S’il-te-plaît, …dessine-moi un mouton ! » adapté et mis en scène par Stéphane Pézerat, et Le Tour du monde en 80 jours qui met en scène Massimo Riggi et Jonathan Riggio entourés du ballet de l’Opéra Théâtre, à la découverte de la diversité culturelle de notre monde.

Sans oublier la traditionnelle comédie musicale de fin d’année, My fair lady, rendue célèbre par Audrey Hepburn en fille du peuple éduquée pour devenir femme du monde.

Avec des abonnements modulables, des tarifs adaptés à tous les publics, une ouverture vers le jeune public et les scolaires, des répétitions publiques, des conférences, des apéritifs concerts, une soirée caritative… l’Opéra Théâtre de Metz Métropole poursuit avec bonheur sa mission d’équipement culturel nécessaire et fait pour tous.