(Photos: ©DR)
Le jardin botanique Jean-Marie Pelt, basé à Villers-lès-Nancy, vous dit tout sur les fruits, du plus connu au plus insignifiant, à travers une exposition qui s’étalera jusqu’au 22 novembre. Cette opération émaillée d’activités en tout genre vise notamment à sensibiliser le public sur une consommation plus respectueuse des saisons.

Les fruits. On ne va parler que de ça pendant plusieurs mois au jardin botanique Jean-Marie Pelt, le nouveau nom de ce site considéré comme un des plus grands de France, avec plus de 10 000 espèces de plantes en culture réparties sur 35 hectares, dont une partie dans des serres tropicales. Depuis le 22 avril dernier, une grande exposition permet au public de s’informer et de découvrir une importante variété d’espèces, des plus connues ou traditionnelles aux plus insolites ou insignifiantes. Cette grande diversité se décline à travers un parcours traversant les collections du parc, jalonné de modules bien fournis en textes et en illustrations, mais aussi les serres, où 21 plantes dévoilent leurs particularités sur des panneaux. S’informer et découvrir une importante variété d’espèces, des plus connues ou traditionnelles aux plus insolites ou insignifiantes.Plusieurs thématiques sont abordées au fil de cette plongée instructive qui vise autant à rappeler leurs bienfaits pour la santé ou notre écosystème, les fruits hébergeant et protégeant les graines nécessaires à la survie des plantes, que l’histoire qui y est rattachée. À ce chapitre, le jardin s’intéresse notamment à la star locale, la mirabelle bien sûr, mais aussi à des seconds rôles comme l’abricot pêche de Nancy ou la quetsche jaune… On pourra également en apprendre plus sur les fruits sauvages, dont l’incontournable framboise, ou faire connaissance avec de vieilles variété de pommes et de poires, grâce au verger conservatoire du site. Il sera bien évidemment aussi question de diététique, à travers des recettes visant à favoriser la consommation des espèces comestibles, notamment auprès des jeunes. Une autre partie sera consacrée aux traitements des fruits. L’occasion de mettre en valeur la production personnelle et les circuits courts pour se prémunir des effets néfastes liés à l’utilisation de produits chimiques. Cette grande exposition sera jalonnée de week-ends événements qui déclineront toute une série d’activités et de conférences. Pêle-mêle : un atelier sensoriel autour des agrumes les 21 et 22 mai (deux jours au cours desquels la bergamote sera aussi mise de l’avant), une animation sur l’épépinage de groseilles les 4 et 5 juin, une visite nocturne de l’exposition, à la lampe de poche, le 21 mai, ou encore une conférence sur la toxicité des fruits le 4 juin. Ces rendez-vous permettront par ailleurs de mettre l’accent sur les fruits de saison, là encore pour sensibiliser le public à l’importance d’une consommation plus respectueuse de l’environnement, dans la mesure où les fruits cultivés hors saison sont souvent traités… et moins savoureux il faut bien l’avouer.

Jusqu’au 22 novembre au jardin botanique Jean-Marie Pelt
Infos pratiques : 03 83 41 47 47
www.jardinbotaniquedenancy.eu

HOMMAGE À UN ALLIÉ FIDÈLE

Pelt-(©DR)Depuis début avril, il ne faut plus dire jardin botanique du Montet mais jardin botanique Jean-Marie Pelt. Le choix du botaniste et biologiste, disparu le 23 décembre 2015, pour désigner ce site cogéré par le Grand Nancy et l’Université de Lorraine, relevait de l’évidence. Votée à l’unanimité, la démarche salue un des soutiens les plus importants du parc, où l’on peut admirer des plantes collectées durant son séjour en Afghanistan dans les années 60. Frédéric Pautz, qui l’a bien connu en sa qualité de directeur des lieux, garde le souvenir d’un homme très humain et ouvert d’esprit. « C’était à la fois un scientifique de premier plan et en même temps quelqu’un de très éclectique dans ses centres d’intérêt. Sans oublier un grand vulgarisateur… » Né à Rodemack en Moselle, Jean-Marie Pelt avait été choisi comme parrain du Wollemia nobilis, une des plantes les plus emblématiques en culture à Nancy, lors de sa plantation en 2006. L’attribution de son nom au jardin botanique n’est pas le seul hommage qui lui sera rendu puisqu’une œuvre est en cours de création à l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de la Ville.