(© Dr Zoe Cura)
C’est un ténor un peu particulier que recevra la Philharmonie Luxembourg le 7 novembre. L’Argentin José Cura est du genre polyvalent, aussi à l’aise sur scène que dans la fosse d’orchestre.

Il ne se contente pas de chanter. José Cura est ce qu’on appelle un artiste polyvalent. Reconnu pour ses rôles d’opéra incarnés avec intensité, le ténor argentin se retrouve parfois dans la fosse d’orchestre. Pas à la suite d’une chute, mais parce qu’il y est allé de son plein gré. La première fois, c’était en 2003, alors qu’il endossait le rôle de Canio dans Pagliacci à Hambourg. Ce jour-là, ce soliste établi avait rejoint les musiciens durant la première partie de la soirée pour diriger Cavalleria rusticana. La mise en scène fait aussi partie de ses compétences. Et comme si cela ne suffisait pas, il lui arrive aussi de concevoir les décors des opéras auxquels il participe, voire les costumes et même les lumières. Touche-à-tout vous avez dit ?

La carrière du natif de Rosario a pris son envol en 1994, après sa victoire au concours Operalia de Placido Domingo. Un succès qui ne sera pas un écran de fumée, puisque dès l’année suivante il remplacera José Carreras au Royal Opera House de Londres, dans le rôle principal de Stiffelio de Verdi. Des œuvres de Verdi, il en interprétera beaucoup, comme celles de Puccini, lui qui s’est bâti une solide réputation dans le répertoire italien. Parmi les rôles importants dans sa vie de ténor, il faut citer Samson, dans le Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns.

Lundi 7 novembre à la Philharmonie Luxembourg, il ouvrira la série « Grandes voix » de la saison 2016-2017 avec des pièces issues du répertoire sud-américain, ce qui constituera au passage une première pour l’institution grand-ducale. Au menu notamment, des œuvres de ses compatriotes Alberto Ginastera et Carlos Guastavino, mais aussi du jeune compositeur péruvien Jimmy Lopez… Le tout entouré des instruments de la Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken Kaiserslautern, placée sous la direction de Miguel Harth-Bedoya. 

Le lundi 7 novembre, à 20h
dans le Grand Auditorium.