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En 2015, la Sarre a accueilli près de 13 000 réfugiés. Ils ont été regroupés dans un premier temps à Lebach à côté de Sarrebruck avant de pouvoir continuer leur parcours d’insertion en Sarre ou dans d’autres régions.

Le village de Burbach a ainsi participé à cet accueil pour alléger le premier centre. Burbach reçoit bien-sûr des Syriens mais aussi des réfugiés venus de bien d’autres pays d’Afrique, notamment du Mali. Au total les personnes qui y vivent, dont beaucoup sont de confession musulmane, représentent… 130 nationalités différentes !

Pour lutter contre les préjugés et la volonté d’exclusion qui imprègnent aussi la société allemande, notamment à travers le mouvement populiste Pediga, les responsables du centre de Burbach n’ont pas hésité à organiser une journée portes ouvertes le dimanche 19 juin, largement relayée par la presse. Ils ont surtout voulu mettre en place une chaîne humaine destinée à relier l’église du village à la mosquée créée pour les réfugiés du centre. 500 militants, issus des associations humanitaires allemandes, mais aussi des syndicats, qui sont très engagés dans l’accueil des réfugiés ont participé à cette chaîne.

On sait en effet que les organisations syndicales du DGB signent avec le patronat des accords visant à créer des parcours de formation pour tous les migrants. Ils comprennent notamment des cours de langue mais aussi des modules de formation professionnelle.

Eugen Roth, le patron du DGB Sarre, présent ce dimanche à Burbach ne pouvait dès lors qu’exprimer sa satisfaction face à la réussite de la chaîne humaine. « Nous n’avions peu d’expérience de ce genre d’initiative, mais en trente minutes la chaîne était constituée. C’est une vraie réussite destinée à montrer que Burbach était une ville multicolore respectueuse de la diversité » pouvait il dès lors déclarer au journaliste de la Saarbrücker Zeitung.

D’autres citoyens avaient voulu aussi s’engager dans cette initiative, à l’exemple de ce bénévole de la Croix Rouge qui est convaincu de la capacité d’intégration rapide des réfugiés et qui donnait la main à deux enfants de réfugiés dans la chaîne humaine. Autant d’engagements militants soutenus par les pouvoirs publics sarrois et destinés à montrer que l’accueil des réfugiés n’est pas seulement un enjeu économique face au déclin démographique allemand mais aussi une affaire de cœur en direction de personnes qui ont tout perdu en fuyant leur pays.