Cavalcades romaines Levraud (©DR)« De la Gauloise ! De la Gauloise ! Toute fraîche tombée des arbres ! Du plus profond de la forêt ! ». Non, il ne s’agit pas de la place du village gaulois d’Astérix, mais il est bien question d’un marché, et qui plus est d’un marché aux esclaves. C’est ainsi que débute le dernier roman de Murielle Levraud, Cavalcades romaines. L’auteure, qui vit dans le bas Médoc, est hélicicultrice (elle élève des escargots). Peut-être s’est-elle inspirée de ces gastéropodes pour raconter la longue odyssée (hilarante) de cinq esclaves vers une terre promise, la liberté. Au fin fond de l’Empire romain, en Illyrie (Albanie actuelle), Uti, un esclave affranchi, est terrassé par un coup de foudre. Sous le prétexte de gérer le domaine de son maître, il achète le lot de cinq esclaves de nationalités différentes, dont fait partie la belle Gauloise. Les esclaves sont alors liés au même sort : planter de l’orge. Mais un tremblement de terre va leur offrir la possibilité de s’évader. Les voilà sur les routes de l’Empire en direction de Rome. Ils vont être confrontés à bien des dangers, mais ne dit-on pas que l’union fait la force ? Cependant, arrivés dans la Ville, ils ne seront pas au bout de leurs peines.