Politique

Bundestag : négociations difficiles en vue

Après 16 ans avec Angela Merkel à la Chancellerie, les élections générales allemandes étaient plus ouvertes que jamais. Suite à une campagne au cours de laquelle le rôle de favori a longtemps fluctué, le candidat socio-démocrate Olaf Scholz arrive finalement en tête. Une vague rouge qui déferle sur la Sarre, c’est l’image qui se profile après les élections législatives. Non seulement, le SPD a réussi à défendre son mandat direct dans la

Sarre : Kramp-Karrenbauer et Maas sur la corde raide

Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU) et Heiko Maas (SPD) : c’est à des milliers de kilomètres de Sarrebruck que risque bien de se jouer l’avenir politique de deux ministres fédéraux sarrois. Ils sont en pole position sur les listes de leurs partis respectifs pour les élections législatives et ont donc une place assurée au prochain Bundestag. Et pourtant la fin de campagne d’ici le 26 septembre s’annonce très compliquée aussi bien pour le socio-démocrate

Allemagne : cap sur le Bundestag

La bataille pour les législatives de septembre est ouvert : en Sarre, les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates serrent les rangs tandis que les partis d’opposition sont affaiblis par des querelles internes.  C’est l’une des plus petites régions allemandes et pourtant celle qui compte avec Heiko Maas (SPD, Affaires étrangères), Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU, Défense) et Peter Altmaier (CDU, Economie) le plus grand nombre de ministres au gouvernement fédéral. Et ces trois-là espèrent bien faire

Éric Marochini et la « Politique de cohésion des territoires »

© DR Directeur général des services (DGS) de la Communauté de communes du Saulnois (57), Éric Marochini est l’auteur, avec Damien Augias, de l’ouvrage Politique de cohésion des territoires récemment paru. Opportunité saisie pour faire, avec lui, un petit point sur la situation des territoires ruraux.  À quoi servent les politiques de cohésion des territoires ? Qu’est-ce qui se joue ? Au niveau national et même européen, les politiques de cohésion des territoires ambitionnent

Robert Bernard : Bob l’Africain

© Illustration : Philippe Lorin par Vianney Huguenot Ils sont nombreux, à Saint-Dié-des-Vosges, à ne découvrir vraiment leur maire qu’à sa mort, en avril 2002. À l’annonce du décès de Robert Bernard, les messages du monde entier affluent. Ibrahima Fall, secrétaire général de l’Union des parlementaires africains et député du Sénégal écrit : « Nous ressentons ton absence comme un vide impossible à combler. Mais comme tu le sais, en Afrique,

Winston Churchill : l’enfance d’un chef

© Winston Churchill en 1899 lors de la Guerre des Boers / Droits réservés par Marc Houver « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Cette sentence de Corneille sied à ravir à Winston Churchill. Car si l’on connaît l’homme politique britannique né dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle dans l’Oxfordshire, plusieurs fois ministre, puis Premier Lord de l’amirauté et deux fois premier ministre, artisan

« La Poudrière » : tout au fond à droite

De gauche à droite : Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna, Marc Leplongeon. © Guillaume Binet – MYOP par Sylvain Villaume Dans La Poudrière, paru chez Grasset, Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon enquêtent sur les groupuscules de l’ultra-droite française. Portraits (glaçants) de militants, récit (documenté) des thèses dont la fachosphère se nourrit grassement, démonstration (chronologique) de la réalité d’un combat : la République serait-elle en danger ? Combien sont-ils ? Quelques milliers, entre 2 500 et 3 500, selon

Université de Lorraine : un courrier pour le dire

Le maire de Metz et président de Metz Métropole, François Grosdidier, n’a guère goûté la façon dont Mathieu Klein, le président de la Métropole du Grand Nancy, ignore Metz lorsqu’il évoque l’Université de Lorraine. Et il lui a fait savoir. Ce n’est pas un scoop, les relations entre Metz et Nancy sont un peu tendues en ce qui concerne le sujet de l’Université de Lorraine, Metz regrettant un manque certain de

Salvatore Coscarella : « Le dialogue c’est la base élémentaire »

© Vianney Huguenot Réélu en 2020 maire de Valmont (57), dans le Pays naborien, Salvatore Coscarella accède dans la foulée à la présidence de la Communauté d’Agglomération de Saint-Avold Synergie (55 000 habitants). Deux élections dans un fauteuil. « Je n’avais rien calculé », assure-t-il. Il s’est laissé porté par les évidences. S’inspirant des succès de la méthode Salvatore à Valmont, petite ville de 3 000 habitants, Coscarella imprime doucement sa marque à la

Région Grand Est : cocus mécontents

© Illustration : Fabien Veançon Billet de Marc Houver Il fut un temps où les visites de Premiers Ministres avaient pour objet de rapprocher Paris de la province, afin de prêter une oreille attentive aux forces vives qui animent les territoires, ou pour se livrer à l’explicitation d’un pan de la politique nationale méritant un éclaircissement particulier. Mais ça c’était avant JC. Entendez par là, avant… Jean Castex.  Si ce