Cinéma

AMNESIA de Barbet Schroeder

Le titre du film de Barbet Schroeder revêt un double sens : il fait référence à ce club où le héros rêve de se produire en tant que DJ, mais aussi l’amnésie linguistique à laquelle s’oblige le personnage incarné par Marthe Keller. Quand Jo (Max Riemelt) rencontre Martha, il est loin de se douter que cette femme plus âgée que lui s’est réfugiée à Ibiza pour fuir un passé difficile. Il découvrira

LE PRINCE DE HOMBOURG de Marco Bellocchio

Dix-huit ans. C’est le temps qui sépare la sortie du Prince de Hombourg en Italie de celle en France. Présenté en 1997 au Festival de Cannes, ce film signé Marco Bellocchio est l’adaptation d’une pièce de théâtre de l’auteur allemand Heinrich Von Kleist, un chef d’œuvre de la littérature romantique datant du 19ème siècle. Ce long-métrage de facture très classique raconte l’histoire d’un jeune prince trop enthousiaste pour freiner ses

DES APACHES de Nassim Amaouche

Ne vous fiez pas à son titre. Comme dans son précédent film, Adieu Gary, qui avait rencontré un vif succès lors de sa sortie en 2009 (il avait obtenu le Grand Prix de la Semaine de la Critique au festival de Cannes la même année), Nassim Amaouche aime brouiller les pistes. Si aucun colt ou cowboy n’était apparu dans son premier long-métrage, il ne faut pas s’attendre à voir débarquer

LA BELLE SAISON de Catherine Corsini

Pour son 9ème long-métrage, la réalisatrice Catherine Corsini renoue avec un sujet qu’elle avait déjà traité dans son film La Répétition, en 2001 : l’homosexualité. Cette fois, le tandem Cécile de France – Izia Higelin a remplacé celui que composaient Emmanuelle Béart et Pascale Bussières. Dans La Belle saison, la fille de Jacques Higelin incarne Delphine, une fille de la campagne qui décide de monter à Paris pour gagner son indépendance. La

TERMINATOR GENISYS d’Alan Taylor

Il est de retour. Cinquième volet de la franchise, Terminator Genisys marque en effet la réapparition de son plus célèbre interprète, Arnold Schwarzenegger, douze ans après le 3ème épisode. Le pitch : envoyé dans le passé par le leader de la résistance John Connor, Kyle Reese fera équipe avec la mère de ce dernier et un cyborg en fin de vie afin d’empêcher que ne se réalise le jugement dernier. Le distributeur

TSILI d’Amos Gitaï

Avant d’être un film, Tsili était un roman. Son auteur, Aharon Appelfeld, a dû se cacher dans les bois de Bukovine, sa région d’origine, pour fuir la barbarie nazie. Récit d’une errance, celle de personnages plongés dans le cauchemar de la guerre, le nouveau film d’Amos Gitaï (Free Zone, Carmel), est centré sur la survie d’une juive orpheline pendant l’Holocauste. Alors que sa famille a été déportée dans les camps

D’UNE GUERRE À L’AUTRE

Consacré lors du dernier festival de Cannes, Jacques Audiard signe avec Dheepan un film exigeant et intelligent. Traitant de la famille et de l’immigration, cette chronique sociale se distingue par la qualité de ses interprètes principaux, lesquels ne s’étaient jamais frottés au 7ème art avant cette expérience couverte d’or. Mérité ! La quatrième fut la bonne. Il faut reconnaître à Jacques Audiard le sens de la persévérance. Une qualité qui s’ajoute à

FLORIDE de Philippe Le Guay

Réalisateur habitué à faire tourner Fabrice Luchini, Philippe Le Guay (Les femmes du 6ème étage, Alceste à bicyclette) lui a fait une infidélité pour son nouveau long-métrage, Floride. Jean Rochefort y incarne Claude Lherminier, un homme qui n’a rien perdu de sa prestance du haut de ses 80 ans. Un homme aussi à la mémoire vacillante, et qui décidera, sur un coup de tête, de s’envoler pour la Floride. Côté

LA FEMME AU TABLEAU de Simon Curtis

Simon Curtis aime restituer avec précision une époque sur grand écran, comme il l’a démontré avec son précédent film, Une semaine avec Marylin. Avec La femme au tableau, le réalisateur s’attaque à une histoire vraie, en l’occurrence celle de Maria Altmann (Helen Mirren), une juive rescapée de la Shoah qui souhaite récupérer les tableaux du peintre Gustav Klimt, volés à sa famille par le régime nazi. L’un d’entre eux, exposé

ORIANA FALLACI de Marco Turco

Destin hors normes, hors des cases, que celui raconté dans ce biopic consacré à la journaliste italienne Oriana Fallaci, morte en 2006. De la Dolce Vita de Rome aux attentats du 11-Septembre à New York, qui l’ont fait sortir de sa tanière et signer un brûlot contre les musulmans, La rage et l’orgueil (2002), cette reporter anti-conformiste, personnage sulfureux et controversé, aura été le reflet des passions de son époque,