Cinéma

DEAR WHITE PEOPLE de Justin Simien

Pour son premier long-métrage, Dear White People, qualifié d’ovni par le journal Libération (« un mélange de Spike Lee, de Pedro Almodovar, et même de Claude Chabrol »), Justin Simien a frappé les esprits. Ce film, qui a fait sensation au festival de Sundance, évoque le malaise que peut ressentir un Noir dans un environnement majoritairement blanc. Le jeune cinéaste a puisé dans sa propre expérience d’étudiant noir sur un campus dominé

CROSSWIND – LA CROISÉE DES VENTS de Martti Helde

Le premier film de Martti Helde s’attaque à une page d’histoire du peuple estonien déporté dans des camps de travail par le régime stalinien. Le cinéaste met en lumière un sujet qui lui tenait à cœur, son grand-père ayant été lui-même envoyé dans ce genre d’endroit, en Sibérie. Fruit d’un travail de longue haleine, Crosswind – La croisée des vents se distingue aussi par le pari audacieux du jeune réalisateur,

L’ENNEMI DE LA CLASSE de Rok Bicek

Le premier film de Rok Bicek est d’une grande aridité, ne s’embarrassant pas des effets du superflu. C’est toute la force de ce long-métrage ayant pour décor une seule classe dans un lycée d’élite, qui plonge le spectateur au cœur d’une véritable guerre de tranchée entre le corps enseignant et les élèves. La cause ? Un professeur d’allemand un peu particulier (dans ce rôle, le comédien Igor Samobor est parfait),

LE CERCLE de Stefan Haupt

Un temps dans la course pour représenter la Suisse aux Oscars, dans la catégorie du meilleur film étranger, Le Cercle, signé Stefan Haupt, s’appuie sur des faits réels. Cette mise en scène mêlant documentaire et fiction nous plonge dans l’univers de l’une des premières organisations de libération des homosexuels, à travers la relation inspirante et hors norme d’un couple formé par le professeur Ernst et la drag-queen Röbi, dans un

INHERENT VICE de Paul Thomas Anderson

Voilà un film en parfaite adéquation avec la période qu’il évoque, en l’occurrence les années 60 et leur côté psychédélique. Adaptation d’un roman de Thomas Pynchon, Inherent Vice est une comédie policière aussi enfumée que le récit. L’histoire raconte les tribulations du détective Doc Sportello (Joaquin Phoenix) qui, sans cesse sous l’influence de diverses substances, tente de se remettre du départ de son amoureuse (Katherine Waterston). Cette dernière rapplique un

MARCHE ET RÊVE

Premier film d’envergure à s’intéresser à Martin Luther King, Selma, de la réalisatrice Ava DuVernay, s’attarde sur un épisode charnière dans la reconnaissance des droits civiques des Noirs américains, cette marche historique qui a pris racine dans le décor ségrégationniste de l’Alabama. C’était il y a 50 ans. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Martin Luther King n’avait jamais fait l’objet d’un film au cinéma. Cette figure emblématique de la reconnaissance des

LE CHANT DE LA MER de Tomm Moore

Film d’animation aussi bien irlandais, danois, belge, luxembourgeois que français, Le Chant de la mer, réalisé par Tomm Moore, narre l’épopée de Ben et Maïna. Tous deux vivent avec leur père en haut d’un phare, sur une petite île. Pour leur épargner les dangers de la mer, leur grand-mère les envoie vivre à la ville, mais Ben ne tarde pas à découvrir que sa petite sœur est une « selkie », une

PADDINGTON de Paul King

Paddington, adaptation du best seller et de l’ours éponymes qui bercèrent l’enfance de très nombreux Britanniques, toutes générations confondues, depuis 1958, date à laquelle parut le premier opus de Michael Bond, fait l’objet d’un film. Réalisé par Paul King et porté par le producteur David Heyman à qui l’on doit notamment les Harry Potter, Je suis une légende, Yes Man et le 7 fois oscarisé Gravity, le film rassemble Hugh

QUEEN & COUNTRY

Queen and Country est la suite de Hope and Glory, sorti en 1987. Les deux longs-métrages s’inspirent de la vie de leur réalisateur, John Boorman (Duel dans le Pacifique, Excalibur), qui s’était fait un peu oublier ces dernières années. Après avoir raconté son enfance londonienne durant la Seconde Guerre mondiale, le cinéaste de 80 ans se penche cette fois sur son adolescence, et plus précisément ses deux années de service

GOD HELP THE GIRL

Le chanteur et fondateur de Belle and Sebastian est passé derrière la caméra pour réaliser une comédie musicale imbibée des morceaux de son groupe indie-pop. God Help the Girl raconte l’histoire d’Eve, une adolescente rêveuse qui s’évade de l’hôpital psychiatrique (un clin d’œil à la jeunesse de Stuart Murdoch, lui qui a trouvé l’inspiration durant un internement), où elle soigne son anorexie pour se rendre à Glasgow, afin d’apprendre à