Cinéma

« Halloween Kills » de David Gordon Green

Voilà plus de quarante ans que Michael Myers sème la terreur aux États-Unis. Le film précédent, sorti en 2018, marquait les retrouvailles du fameux mais non moins infâme tueur masqué avec Laurie Strode, la baby-sitter du premier opus (Jamie Lee Curtis, dont la carrière cinématographique a été lancée grâce au tout premier film de la saga, en 1978). Seule survivante (ou presque) du massacre survenu près d’un demi-siècle en arrière,

« L’Homme de la cave » de Philippe Le Guay

Simon (Jérémy Rennier) et Hélène (Bérénice Béjo) vivent à Paris. Un jour, il décide de vendre une cave dans l’immeuble où ils habitent. Jacques Fonzic (François Cluzet), un homme mystérieux au passé obscur, visiblement démuni, l’achète et… s’y installe. Interdit, le couple cherche à faire annuler la vente, mais rien n’y fait, impossible de déloger le nouveau propriétaire des lieux. Peu à peu, ce nouveau voisin va bouleverser la vie

« Pig » de Michael Sarnoski

Robin « Rob » Feld habite dans une forêt au cœur de l’Oregon. Chasseur de truffes, il vit en ermite. Son seul compagnon ? Un cochon truffier bien sûr. Mais un jour, ce dernier lui est violemment dérobé. L’homme reclus est alors contraint de quitter sa solitude et de retourner à Portland se confronter à un passé qu’il cherchait à oublier. Un pitch qui laisserait penser à une réécriture de John Wick, à

« Eiffel » de Martin Bourboulon

1887. Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière : il vient d’achever sa collaboration sur le projet de construction de la Statue de la Liberté, inaugurée un an auparavant. La France se prépare à accueillir l’Exposition Universelle de 1889. Pour l’occasion, l’État voit grand : le gouvernement commande au célèbre industriel une construction spectaculaire qui deviendra le monument le plus iconique de la capitale et du pays tout entier. Mais voilà : Eiffel ne s’intéresse

« Mourir peut attendre » de Cary Joji Fukunaga

Sa retraite était pourtant bien méritée. Cinq ans après avoir capturé le terrible Ernst Stavro Blofeld, le leader de la sinistre organisation criminelle SPECTRE, James Bond avait fini par quitter les services secrets. Il filait désormais des jours heureux en Jamaïque. Mais son vieil ami Felix Leiter, agent de la CIA, a besoin de son aide. Il faut agir rapidement pour retrouver Valdo Obruchev, un scientifique porté disparu. Bien vite,

« Tralala » d’Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu

Tralala, la quarantaine, est un drôle d’énergumène. Marginal, sans le sou, c’est un rêveur optimiste. Sa passion première ? Chanter en déambulant dans les rues de Paris. Accompagné de sa fidèle guitare, il improvise des compositions un peu bancales, même si le cœur y est toujours. Un soir, il fait la rencontre inopinée d’une jeune femme en bleu sur le parvis de la gare de Montparnasse. Cette dernière, au moins aussi lunaire

« Le Traducteur » de R. Kazkaz et A. Khalaf

Australie, 2000. Sami est traducteur au service de l’équipe olympique syrienne à Sydney. Lors d’une conférence de presse, il fait un lapsus malheureux qui l’oblige à rester en Australie : il devient alors réfugié politique. Onze ans plus tard : c’est le Printemps arabe, et des manifestations d’abord pacifiques s’organisent au nom de la démocratie en Syrie. Pour Sami, il est insupportable de regarder l’histoire se faire sous ses yeux sans pouvoir y prendre

« Le Dernier Duel » de Ridley Scott

En 1976, Ridley Scott a choisi la Dordogne comme lieu de tournage pour son film Les Duellistes. Quatre décennies plus tard, il revient dans la région pour un nouveau long-métrage mais surtout pour un nouveau duel. Pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du Dernier duel. Fondé sur des hypothèses historiques, le film est adapté du livre d’Éric Jager, Le dernier duel : Paris, 29 décembre 1386. Ainsi, il semblerait que l’ultime duel judiciaire

« The French Dispatch » : hymne à la presse

Longtemps retardé à cause de la pandémie, The French Dispatch, le nouveau Wes Anderson sort enfin en salle. Dans ce film d’anthologie tourné en grande partie à Angoulême, le réalisateur culte rend un vibrant hommage aux journalistes du New Yorker. Palette de couleurs pastel, ambiance rétro et symétrie parfaite sont bien entendu au rendez-vous. Trois ans après son dernier film, L’Île aux chiens, Wes Anderson revient. Cette fois-ci, l’animation en volume (le

« Le Braquage du siècle » d’Ariel Winograd

Argentine, 2006. Un petit groupe de braqueurs menés par Fernando Araujo (alias « El Maestro ») décide d’attaquer la banque Rio. Pendant près de cinq heures, ils prennent vingt-trois personnes en otage, puis finissent par s’échapper par les égouts avec le contenu des coffres-forts. Un détail néanmoins : les armes des criminels étaient fausses. Bien plus, les otages se sont accordés à dire que les braqueurs étaient de véritables gentlemen. Aujourd’hui encore, ils sont