Cinéma

Serge Gainsbourg et le cinéma

© Illustration : Philippe Lorin SERGE GAINSBOURG, 30 ANS APRÈS   Une bobine dans la lumière « J’avais pour ambition d’imposer ma sale gueule à l’écran » disait Gainsbourg. Une ambition qui s’est plutôt concrétisée : il apparaîtra dans un peu plus de trente films. Le réalisateur Michel Boisrond le repère sur la pochette de son premier disque et décide de lui faire jouer le rôle d’un maître-chanteur dans Voulez-vous

John Carpenter : encore plus de peur

John Carpenter, maître de l’angoisse au cinéma, est devenu un musicien électro à part entière avec ses Lost Themes, dont le troisième volet Alive after death ressuscite les ambiances glacées de ses films. Qui n’a pas encore, niché dans un coin de son cerveau comme un inquiétant parasite, le thème de Halloween, la nuit des masques, dont la musique a autant marqué le spectateur que le masque sans expression de son tueur Michael

« Lupin » sur Netflix : la main au collier

C’est le plus grand des voleurs, gentleman cambrioleur… Créé en 1905 par Maurice Leblanc, Arsène Lupin est le héros de pas moins de dix-huit romans, trente-neuf nouvelles et cinq pièces de théâtre. Ses aventures ont connu de nombreuses adaptations, et la dernière en date Lupin de George Kay cartonne aujourd’hui sur Netflix. Assane Diop est encore un jeune adolescent quand son père meurt en prison, après avoir été condamné pour un crime

« Wandavision » de Jac Schaeffer

Après le succès d’Avengers : Endgame en 2019, il est temps pour Marvel d’introduire la quatrième phase de son univers prolifique. Certes, la crise sanitaire a mis sur pause la production des films de super-héros (en 2020, Black Widow devait engager la nouvelle phase, suivi par Falcon et le Soldat de l’Hiver, et Eternals). Finalement, l’entrée dans cette nouvelle phase se fera par le petit écran, et plus précisément par la série

« En Thérapie » d’Eric Toledano et Olivier Nakache

Philippe Dayan (Frédéric Pierrot) est psychanalyste, à côté de la place de la République, à Paris. Durant l’automne 2015, cinq patients viennent consulter dans son cabinet, deux jours à peine après les attentats du 13 novembre. Parmi eux, il y a d’abord Ariane (Mélanie Thierry), chirurgienne en peine de cœur qui entretient une relation ambigüe avec son psychanalyste, puis Adel (Reda Kateb), agent de la BRI en état de choc : tous

« OVNI(S) » : placard à Giscard

Quand Au service de la France et Le Bureau des Légendes rencontrent X-Files, ça donne une pépite inspirée de faits réels, aussi loufoque qu’intrigante. Nouvelle création originale de Canal+, OVNI(S) explore les phénomènes paranormaux en France, à la fin des années 70. Connaissez-vous le GEPAN ? En 1977, un Français sur cinq croit en l’existence des extraterrestres. Partant de ce constat, Valéry Giscard d’Estaing donne son aval pour la création du Groupe

13 films historiques à (re)découvrir

par Olivier Pierson La Chute d’Oliver Hirschbiegel Rarement aura-t-on vu un Adolf Hitler aussi convaincant que celui proposé par Oliver Hirschbiegel dans son film La chute, sorti en 2004. Consacrée aux derniers jours du dictateur, cette œuvre aussi sombre que le bunker où il s’était terré doit beaucoup à la composition de Bruno Ganz, magistral dans la peau de son odieux personnage.  Lorsque le film La chute est sorti au cinéma en 2004,

Vénération Bacri

Par Sylvain Vuillaume L’ampleur et la teneur des hommages qui escortent le passage de Jean-Pierre Bacri de vie à trépas nous disent l’attachement profond et assez insoupçonné d’un large public pour l’homme, humaniste en diable, comme pour le comédien, qui n’était pas seulement le premier rôle des râleurs. Bacri parti, on se demande bien ce qu’il penserait de cette averse de louanges… Ah non, pas lui ! Pas maintenant ! Dans l’ambiance déjà

« Industry » sur OCS : leur part du gâteau

Jamais la locution « l’homme est un loup pour l’homme » n’aura été mieux représentée : bienvenue dans le monde impitoyable de La City, où tous les coups sont permis et où la prise de risque est une valeur qui se monétise jusqu’à rapporter gros. Industry de Konrad Kay et Mickey Down dépeint les coulisses du monde de la finance de manière aussi réaliste que possible, et on y croit. Nombreuses sont les séries qui se

« Calls » de Timothée Hochet

Calls a tout d’un ovni audiovisuel. Fiction sonore comme on peut en entendre à la radio, la série ne passe cependant pas sur les ondes, mais bien à la télé : c’est un concept original comme on en voit rarement sur le petit écran. Adaptée d’un court-métrage de Timothée Hochet réalisé en 2016, la mini-série se décrit comme « une expérience auditive » et se décline en une dizaine d’épisodes par saison. À la