SUR OCS SAISON 2

En adaptant le roman Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty, Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Wild, Demolition) offre avec Big Little Lies un thriller haletant aux redoutables secrets. Après le succès de la première saison, espérons que la saison 2 saura se montrer aussi captivante.

Monterey, Californie. Lors d’une soirée caritative, un meurtre a été commis. Le nom du coupable, mais aussi celui de la victime demeurera un mystère jusqu’à la fin de la série. Retour en arrière : nous sommes le jour de la rentrée des classes. Jane, jeune mère célibataire nouvellement débarquée en ville, fait la rencontre de deux autres mères de famille aisées avec lesquelles elle se lie d’amitié : Madeline, quarantenaire hyperactive qui ne supporte pas l’injustice, et Céleste, avocate à la retraite d’aspect fragile. L’apparente quiétude de la communauté bourgeoise de Monterey est cependant compromise dès la fin de cette première journée d’école, et pour cause : Ziggy, le jeune fils de Jane, est accusé d’avoir étranglé une de ses camarades de classe. La mère de cette dernière n’est autre que Renata, femme d’affaire redoutée, mais surtout l’une des mères de famille les plus influentes de l’école. Ziggy nie les faits, mais l’incident ne sera pas sans conséquence pour la suite de la série. En surface donc : des querelles entre voisins, une société aux allures superficielles, dont les membres se tirent la bourre pour déterminer qui sera le plus riche, le plus influent, le mieux apprêté. Mais ne vous y trompez pas : ce show aux faux airs de Desperate Housewives est bien plus qu’un simple soap comme il en existe déjà tant. Ainsi, le série nous présente l’envers du décor faussement idyllique : le spectateur entre dans l’intimité des protagonistes et observe ce qui trame derrière les façades des immenses villas avec vue sur l’océan. On découvre que les sourires forcés et le confort matériel des héroïnes ne sont que de la poudre aux yeux qui cache tant bien que mal les vies familiales et conjugales compliquées, voire conflictuelles et violentes. Au cours de l’histoire, la lutte contre cette violence devient le fer de lance qui rallie les héroïnes. La rivalité et les bisbilles de voisinage sont alors laissées de côté au profit d’une solidarité féminine sans faille. Reste à élucider le mystérieux meurtre sur lequel s’ouvre la série, mais également l’accusation de strangulation, deux événements plus imbriqués qu’il n’y paraît. Les grands noms du cinéma se bousculent au générique : dans le rôle des personnages principaux, on retrouve Reese Witherspoon (Madeline), Nicole Kidman (Céleste), Shailene Woodley (Jane) ou encore Laura Dern (Renata). Sans oublier la participation d’Alexander Skarsgard, d’Adam Scott ou encore de Zoë Kravitz. Difficile de ne pas réaliser une série de qualité avec ce casting cinq étoiles. Le show a d’ailleurs reçu de nombreux prix, dont plusieurs Emmy Awards et Golden Globes. La saison 2 accueille une nouvelle venue de prestige : Meryl Streep, dans le rôle de la mère de Perry Wright (Alexander Skarsgard), époux abusif de Céleste.


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La Gifle : Lors d’un barbecue entre amis, l’un des invités donne une gifle à un enfant qui n’est pas le sien. Un incident d’apparence anodine qui mettra à mal la bonne entente de ce groupe d’adultes. Chaque épisode raconte le point de vue d’un des personnages sur l’événement et les conséquences qui en découlent. À savoir que cette mini-série australienne a également un remake américain avec un casting alléchant (Uma Thurman et Zachary Quinto, pour ne citer qu’eux).

The Affair : Noah Solloway (Dominic West) est un homme marié et père de famille en villégiature à Montauk, New York ; il ne supporte pas d’être dépendant de son riche beau-père. Alison Lockhart (Ruth Wilson) travaille comme serveuse dans un restaurant local : elle cherche à sauver son mariage après la mort tragique de son fils de quatre ans. Tous deux vont s’engager dans une relation extraconjugale que la série va explorer, alternant entre la perspective et les souvenirs – fatalement biaisés – de l’une et de l’autre.