(© Dr Steve Keros)
La nouvelle machine de guerre rock’n’roll à venir livrer bataille à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette s’appelle Red Hot Chili Peppers : formé dans les années 80 et propulsé dans la lumière, le succès et ses turpitudes, le groupe initiateur d’un son rock-funk unique a connu diverses transformations.

C’est l’histoire d’une bande de potes qui se rencontrent dans un lycée de Los Angeles : Anthony Kiedis, Michael Balzary, Hillel Slovak et Jack Irons officient dans divers groupes avant de se réunir en 1983 et d’attirer l’attention d’EMI records, qui les signe pour huit albums. C’est le moment où un concert anecdotique donne lieu à ce qui deviendra l’image emblématique du groupe : ceux qui viennent de prendre le nom de Red Hot Chili Peppers se produisent nus sur scène, seulement couverts par une chaussette, pour une reprise de Fire de Jimi Hendrix.

Leur premier album éponyme mixe un punk hardcore typique de Los Angeles à des influences à chercher du côté de Sly Stone ou James Brown : leur son « rock-funk » est né. En 1985, leur second album Freaky Styley sera d’ailleurs produit par George Clinton des Funkadelic, avec deux invités de choix en la personne du tromboniste Fred Wesley et du saxophoniste Maceo Parker, compagnons de route de James Brown.

Alors qu’ils commencent à s’imposer aux États-Unis, la mort par overdose du guitariste Hillel Slovak en 1989 annonce le début des troubles au sein du groupe. Le jeune guitariste John Frusciante remplace l’ami disparu et le batteur Chad Smith pallie au départ d’Anthony Kiedis. L’album Mother’s milk devient le premier grand succès des Californiens notamment avec le tube Knock me down.

En 1991, le groupe signe avec Warner et entame avec Blood Sugar Sex Magik une longue collaboration avec le mythique producteur Rick Rubin (Beastie boys, Public enemy, Slayer…). En 1992 et 1993, les Red hot ne sont toujours pas un groupe stable : c’est le premier départ de John Frusciante, tandis que la formation est récompensée aux MTV et aux Grammy awards. En parallèle aux divers remplacements de leurs musiciens, ils poursuivent des tournées mondiales à Woodstock et au festival de Reading puis dans vingt-et-un pays suite à la sortie de One hot minute en 1995.

Le retour de John Frusciante coïncide avec la sortie de l’album le plus reconnu du groupe, Californication, en 1999. Les années 2000 voient les tournées et les récompenses s’enchaîner, toujours sous la férule de Rick Rubin, pour asseoir les Red hot comme l’un des groupes-phares de la scène rock alternatif mondiale. Le onzième album des Red Hot chili Peppers, The Getaway, sort en juin 2016 et c’est Danger mouse (Gnarls Barkley, Damon Albarn) qui succède à Rick Rubin à la production.

Hérauts de la vague fusion initiée dans les années 90, les californiens mixent culture rock, funk, hardcore et pop au fil de leurs albums, s’alliant la reconnaissance des fans et du grand public. Ils restent les symboles d’une génération sulfureuse qui a vu le rock faire sa mue vers les concerts-monstres et les collaborations multiples. 

Le 11 novembre à la Rockhal
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