Cie Rosas© A.Van Aerschot

Le point de départ de Work/Travail/Arbeid tient dans une simple question : une chorégraphie peut-elle être exécutée sous forme d’exposition ? Pour la danseuse et chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker, la réponse est oui. Elle le démontre avec audace à travers cette performance qui revisite la partition de son ballet de danse contemporaine Vortex Temporum (2013) sur la musique de Gérald Grisey. Cette création détonante met en jeu la notion de labeur dans la danse en jouant sur la durée. Transposée dans un musée, l’œuvre se métamorphose et s’étend, s’intègre dans un nouvel espace-temps où le public défile de façon continue pendant les heures d’ouverture. Work/Travail/Arbeid s’inscrit dans la prolongation de performances au croisement de la danse et des arts plastiques. Après être passée, entre autres, par la Tate Modern de Londres, le Centre Pompidou de Paris et le MoMA de New York, c’est au tour du festival Red Bridge Project de mettre en lumière cette œuvre majeure qui aura pour décor durant deux jours le Musée d’art moderne (Mudam) de Luxembourg, les 14 et 15 avril.

Native de Malines, Anne Teresa De Keersmaeker a révolutionné la danse contemporaine avec sa compagnie Rosas. Sa plus récente création s’articule autour des 6 Suites pour violoncelle seul de Bach, composées entre 1720 et 1725. Un spectacle à découvrir aussi (lire autre texte) au cours du rendez-vous luxembourgeois dont elle est la figure centrale.

Les 14 et 15 avril, à partir de 14h au Mudam de Luxembourg