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Né en 1976, à Thionville, journaliste de presse écrite depuis 1994, notamment en Moselle, Pierre Théobald a récemment publié son premier livre de fiction, Boys, paru aux éditions JC Lattès. Pierre Théobald est le parrain du Salon du livre Boulay Bouq’In.

Comment voyez-vous votre rôle de parrain du salon ?

C’est un salon que je connais pour l’avoir fréquenté ces dernières années. Il était logique d’accepter la proposition qui m’a été faite. J’en suis honoré. Il est normal de répondre présent à chaque fois qu’est donné aux livres ont l’opportunité d’exister. À Boulay, l’équipe organisatrice fournit un travail formidable, elle est soutenue par des équipes de libraires dynamiques. Il plane un petit air de vacances. Il y a tout pour rendre les auteurs et les lecteurs heureux et permettre de beaux échanges. C’est une chance d’y être associé aussi étroitement.

Comment est née l’idée de Boys ? C’était quoi « l’envie » ?

Après 20 ans de journalisme, Boys c’est le saut dans la fiction. L’envie de raconter des histoires de mecs. Mais des mecs pas très mecs. Loin des stéréotypes, au plus près de ce qui me touche : la passion amoureuse, le désir de paternité, le couple, ses emmerdes, les ruptures… Des histoires de mecs où les femmes tiennent le premier rôle, en fin de compte. L’envie était donc celle-ci : prendre des hommes dans des instants de bascule de leur existence et observer leur réaction. En la circonstance, la psychologie des protagonistes m’importe peu. Ce qui m’intéresse, ce sont les réactions, les émotions, ce qui déborde, ce qui blesse ou ce qui répare… Ce qui fait de nous des êtres sensibles, au sens premier du terme.

Un mot sur votre actualité. Vous êtes en promotion pour votre livre mais est-ce que premier roman publié, a réveillé de nouveaux projets ?

Quand on travaille sur un premier livre, on travaille déjà sur le deuxième. C’est ce que m’a dit mon éditrice, Charlotte von Essen, quand on bossait ensemble sur Boys. Alors, oui, naturellement, il y aura une suite. Un après-Boys. Dans la même veine intimiste, car c’est ce sillon que j’ai envie de tracer. Boys, c’est un livre de lecteur. Je veux dire par là que je suis allé chercher des thématiques, des situations, vues du côté masculin, qu’en tant que lecteur je n’avais pas souvent croisées dans la fiction. En écrivant c’est comme si je venais combler une frustration de lecteur. L’après-Boys continuera d’explorer cette frustration : qu’est-ce que j’aimerais lire et que je n’ai pas encore lu ?

Salon du livre Boulay Bouq’In
Les 29 et 30 juin

J’irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck, aux éd. Flammarion

© Astrid di Crollalanza

© Astrid di Crollalanz

1985. « À Paris, une vague d’attentats. À Beyrouth, des prises d’otages. Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il va devenir assassin pour le compte de l’État ». C’est le pitch de J’irai tuer pour vous (chez Flammarion), le dernier thriller d’Henri Loevenbruck, inspiré d’une histoire vraie, paru en fin d’année dernière. Depuis lors, l’auteur enchaine les rencontres avec ses lecteurs tout en ayant déjà commencé à travailler sur son prochain livre, étant donné qu’il confie en avoir toujours un ou deux d’avance, en tête. Surtout ne pas hésiter à aller à sa rencontre. « Je me ressource beaucoup dans mes rapports avec les lecteurs, dans les salons, mais aussi sur Internet. C’est important pour moi, car je sais que je leur dois beaucoup, et je veux leur témoigner ma gratitude en me rendant aussi disponible que possible. Et puis, il faut être honnête, j’aime m’amuser, et en général, on s’amuse bien en ces lieux », précise-t-il.

 


Ma chérie de Laurence Peyrin, aux éd. Calmann Lévy

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« Houlala, je n’ai absolument pas le temps cette semaine, tournage pour Arte demain, salons de vendredi à lundi, et je suis en période d’écriture », s’excuse Laurence Peyrin, sollicitée pour évoquer son actualité. En fait, tout est dit. Journaliste de presse pendant vingt ans, la Grenobloise fait feu de tout bois depuis qu’elle a choisi de se consacrer à l’écriture (de livres). Après le beau succès de son premier roman La Drôle de vie de Zelda Zonk vendu à 75 000 exemplaires (prix Maison de la presse 2015), elle a enchaîné avec L’Aile des vierges et Miss Cyclone. Ses romans ne cessent de conquérir les lecteurs. Au salon du livre de Boulay, elle présentera son dernier ouvrage : Ma Chérie (Calmann Lévy). « Ma Chérie » comme on l’appelle dans les belles villas et les cocktails, c’est Gloria, une jolie fille devenue Miss Floride 1952. Elle est la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami. Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie. Le monde factice de Gloria s’écroule mais une nouvelle vie démarre…

 


Eloge de la passoire d’Anne De Pomereu, aux éd. JC Lattès

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« Mon but, dans ce petit livre, est d’extraire de toutes les données scientifiques sur la mémoire des conseils pratiques, applicables et simples permettant de développer, de mieux comprendre la mémoire pour mieux s’en servir, car apprendre est plaisant quand on sait le faire », souligne Anne de Pomereu, à propos de son dernier ouvrage Eloge de la passoire (chez JC Lattès) qui traite des secrets de la mémoire à la lumière des sciences cognitives. Diplômée d’HEC, Anne de Pomereu Penicaut est professeur de mémoire et de méthodologie. Elle propose un atelier de mémorisation pour adultes et apprend à apprendre à des élèves de tous niveaux. Elle est aussi consultante et formatrice en entreprise, notamment pour le groupe l’Oréal, pour qui elle a conçu et anime une formation sur l’Attention.

 

 


Va où l’Humanité te porte de Raphaël Pitti, aux éd. Tallandier

Raphaël Pitti © Stéphane Pitti

© Stéphane Pitti

Médecin de guerre, conseiller municipal à Metz en charge de l’urgence sociale, Raphaël Pitti a publié Va où l’Humanité te porte (Éditions Tallandier), l’an dernier. Dans ce livre, il évoque son enfance à Oran pendant la guerre d’Algérie, sa vocation, ses missions en Afrique ou chez lui à Metz. Ce jour de septembre 2012, aussi, qui va bouleverser sa vie. « Dans ma voiture pour me rendre à la polyclinique de Nancy où j’exerce, je tourne le bouton de l’autoradio et je n’imagine pas que ce geste va changer ma vie. Sur France Culture, un médecin franco-syrien raconte avec émotion les bombardements, les combats de rue, la guérilla entre les différentes factions et les tortures exercées par le régime de Bachar el-Assad sur les civils syriens et les professionnels de santé ». Raphaël Pitti s’est rendu plus de 20 fois en Syrie. Et il continue de se battre, là-bas pour améliorer les soins, ici, aussi, pour améliorer les conditions d’accueil des réfugiés.

 


Toucher terre de Florence Besson, aux éd. Flammarion

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Florence Besson, est une ex-journaliste de « ELLE ». Les soirées parisiennes, les fringues de couturiers, les interviews de personnalités comme Hillary Clinton, les salaires confortables… Tout cela, elle connait. Mais elle est passée à autre chose en quittant son métier et sa vie d’avant pour passer un BPREA, brevet professionnel pour devenir responsable d’une exploitation agricole. Cette aventure, cette nouvelle vie, elle la raconte dans Toucher terre (éd. Flammarion), un livre à la fois lucide, poétique et plein d’humour. « Je ne connaissais pas la terre. Mais à un moment je me suis dit que mon rêve d’enfant n’était pas d’être à Paris, de consommer énormément, de faire la fête. J’avais vécu un bonheur infini en classe verte durant une semaine et ma grand-mère me montrait les merveilles de la nature. Alors à un moment j’ai sauté le pas », souligne Florence Besson.


La fiesta de Mamie Pommerol de Valentine Goby, aux éd. Thierry Magnier

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Née en 1974, Valentine Goby a étudié à Sciences-Po avant d’effectuer des missions humanitaires au Vietnam et aux Philippines. Enseignante en collège, elle a publié une douzaine de romans adultes (dont Kinderzimmer, Actes Sud, prix des libraires 2014) et trois récits (dont Je me promets d’éclatantes revanches – une lecture intime de Charlotte Delbo, L’Iconoclaste, 2017). Elle est également auteure de nombreux romans pour la jeunesse. Son actu ? Trois livres pour tous ses lecteurs, petits et grands. « En jeunesse, mon actualité, c’est toujours mon livre Tu seras mon arbre (aux Editions Thierry Magnier), une réécriture contemporaine de la métamorphose de Daphné en arbre pour échapper aux ardeurs d’Apollon. À Boulay, je présenterai un autre livre jeunesse intitulé La fiesta de Mamie Pommerol (Editions Thierry Magnier). En adulte, je publie un roman à la rentrée chez Actes Sud, intitulé Murène », précise Valentine Goby. Murène raconte l’histoire d’un jeune homme qui doit se réinventer une vie…

 


Poésies Jolies/ Les pâtes aux nouilles/Sans les yeux de Claire Pelosato et Marie Nollet, aux éd. Le crayon à roulettes

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« Au salon du livre de Boulay, je présenterai deux livres auxquels j’ai participé en tant qu’illustratrice : Poésies Jolies, un livre de petits poèmes destinés aux tout-petits écrit par Didier Zanon, et Les pâtes aux nouilles, écrit par Muriele Charlet-Dreyfus qui s’adresse à des élèves de CM1/6», souligne Claire Pelosato, illustratrice mais également éditrice. Claire dirige Le crayon à roulettes, une maison d’édition du Grand Est qui publie des histoires qui lui tiennent à cœur. A Boulay, elle sera accompagnée de deux auteures Marie Nollet (Sans les Yeux) et Cathie Ollier (Les clefs en poche). « Ces deux livres sont des nouveautés et ont été plébiscités par le Comité de jeunes lecteurs. Chaque année, je lance un appel à textes et le Comité de jeunes lecteurs, composé d’élèves de primaire, assure un véritable travail de lecture, d’analyse, de critique sur les tapuscrits. Puis il vote pour le texte à publier », explique Claire Pelosato. www.lecrayonaroulettes.fr

 


Une mère et mante de Raoul Nèje, aux éd. Les Paraiges

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Raoul Nèje est connu des amateurs de polars, son personnage, le commissaire Gabriel Coudrelier, ayant déjà résolu trois enquêtes. Dans le dernier opus intitulé Les Foudres de Némésis (Editions des Paraiges), paru en 2018, le flic messin avait quitté la Moselle pour la Guyane, et se démener au cœur d’un territoire exotique qui suintait la trahison, le machiavélisme et la vengeance. Les fidèles du commissaire s’attendaient donc à ce qu’il donne des nouvelles. Eh bien non. Raoul Nèje a bien publié un nouveau livre mais c’est un court roman intitulé Une mère et mante (Éditions des Paraiges). Cette tragédie familiale qui révèle des fractures, des déchirements et des douleurs. C’est une petite fille qui la raconte. Raoul Nèje voulait surprendre son monde. C’est assurément réussi. Cela dit, que les fidèles se rassurent, les nouvelles aventures de Coudrelier sont en cours de peaufinage, confie-t-il.

 


Francis Renaud – Invité d’honneur : « Pas question de renoncer à son rêve de gosse »

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L’acteur et producteur, Francis Renaud sera l’invité d’honneur du Salon Boulay Bouq’In. Il ne vient pas les mains vides. En septembre dernier, il a publié la Rage au Cœur, un livre dans lequel il raconte son parcours personnel et professionnel. Des mots qui dérangent le cinéma français.

Né à Thionville, Francis Renaud est un acteur, producteur, réalisateur et scénariste français. Les non-cinéphiles ne connaissent pas forcément son nom mais son visage, « sa gueule », certainement. Au cinéma, il est un second rôle très apprécié, surtout d’Olivier Marchal qui l’engage dans tous ses films notamment 36, quai des Orfèvres, Les Lyonnais et il tourne avec les plus grands réalisateurs : Georges Lautner, Karim Dridi, Julien Seri, Alain Corneau… Il réalise en 2000 un long métrage, Marie, Nonna, la Vierge et moi, salué par la critique. Devenir acteur, Francis Renaud en rêve depuis qu’il est tout petit. « Je redouble le CM1, mais je sais déjà ce que je ferai plus tard : je serai acteur. Tout le monde se moque de moi, personne ne m’encourage. Pour pépé, c’est hors de question. Il ne veut pas de « pédé » chez lui, pas de saltimbanque. Je monterai à Paris le jour de mes 18 ans, c’est juré ! », écrit-il dans La Rage au cœur (éd. Hugo Doc). Dans cet ouvrage paru en septembre 2018, l’acteur raconte son parcours, sous la forme d’un témoignage. Un parcours houleux, compliqué, pas facile, sordide souvent. Il raconte ces années sombres entre immenses succès, drogue, alcool, dérives en tout genre mais aussi le revers de cet univers : les castings bidons, les abus de pouvoir, la tricherie, l’hypocrisie ou l’arrogance, les magouilles et compagnie qui font bon mariage dans ce milieu. Francis Renaud dit tout de ce qu’il en sait, de ce qu’il a vécu, de ce qu’il en a souffert, aussi. Et cette honnêteté lui vaut quelques soucis, bien entendu, la grande famille du cinéma n’appréciant guère la lumière trop crue qui rend moche. « Avant la sortie du livre, j’ai eu quelques menaces. Des intimidations. Je suis au RSA, plus de projets, mise au ban. Le pire dans cette histoire c’est que le métier que vous aimez le plus au monde vous coupe les vivres », indique l’auteur dans une interview publié sur Mediapart. Cela ne l’empêche pas néanmoins d’avancer, d’avoir, toujours des projets. « Pas question de renoncer à son rêve de gosse. Contre vents mauvais, coups bas et mauvaises langues, qu’on se le dise… ».