Orelsan © Jean Counet

Orelsan est probablement l’un des auteurs les plus affûtés de la scène francophone actuelle. Depuis bientôt dix ans et son premier album Perdu d’avance, c’est une véritable avalanche de textes au vitriol que le natif de Caen déverse sur ses auditeurs, avec un humour et un sens de l’excès qui est loin de faire l’unanimité et c’est tant mieux. Car Orelsan balance sur tout le monde et aussi pas mal sur lui-même, exprimant le malaise de son personnage de mec obsessionnel, misogyne et nourri à la pop-culture qui a grandi dans la sinistrose des zones anonymes de la province française.

Après son aventure auprès de Gringe au sein du duo les Casseurs Flowters, son troisième disque La Fête est finie sonne comme une consécration avec l’obtention de trois Victoires de la musique, mais surtout comme l’aboutissement de son talent d’auteur et de rappeur. Il y plonge encore davantage en eaux profondes, explorant ses failles passé la trentaine, confirmant définitivement être bien plus que le sale gosse du rap français.

Le 18 octobre à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette
www.rockhal.lu