Raphaël Wressnig © Jean-Michel RocknBlues

Pour sa seconde édition, Mécleuves Terre de Blues ne change pas de recette : convivialité, générosité et musiques de l’âme sont toujours au programme. Avec une affiche internationale teintée de blues et de soul, le festival ne cache pas son envie et ses ambitions tout en préservant son identité.

C’est vrai qu’il a tout pour plaire, ce festival. C’est même la réflexion que se sont faits ses créateurs : « On a tout ce qu’il faut : un champ, un aéroport et une gare TGV toute proche ! » Les forces vives du village se mobilisent : le président de la MJC Philippe Manzano et le maire Michel Tournaire, Jean-Marie Vannesson, animateur radio « C’est grâce aux MJC et au monde associatif que de telles choses peuvent se faire en ruralité »passionné de blues, avec le renfort de poids de Nicolas Vallonne, musicien et programmateur de feu le festival Vache de blues. Et ça marche : en 2018, quelque 2000 personnes répondent présent. « C’est grâce aux MJC et au monde associatif que de telles choses peuvent se faire en ruralité » clame Monsieur le maire. L’équipe, qui réunit 120 bénévoles pendant la durée du festival, prend de l’assurance : « on souhaite de nombreuses éditions aujourd’hui ! » s’enthousiasme le président de la MJC. « L’année dernière, il fallait que ça ait de la gueule sans que l’on prenne trop de risques, on était partis sur une programmation plutôt grand public, ajoute Nicolas Vallonne. Cette fois-ci, on va un peu plus loin. »

La programmation de cette année se teinte donc d’une couleur particulière : celle de la soul music. « Un genre dynamique qui revient en force, avec toute une nouvelle génération qui a aussi su séduire un nouveau public, explique le programmateur. C’est une musique accrocheuse, on espère qu’elle apportera beaucoup de ferveur au public ! » Ouverture des portes vendredi à 18h30 avec une figure locale dont la notoriété a largement dépassé les frontières régionales : le chanteur et guitariste Eric Starczan, qui a accompagné Tony Coleman, Greg Zlap ou General Elektriks à travers le monde entier, ouvrira les hostilités à Mécleuves avec son projet autour des « 3 Kings » : Albert King, Freddie King et BB King. Suivra Andy J.Forest, en prise directe avec le blues et le jazz de Louisiane, entre musique cajun et zydeco aussi bien à l’harmonica qu’à la guitare ou au frattoir. Malted Milk illustre à merveille cette « nouvelle génération » blues et soul : ce jeune septet français que l’on jurerait issu du bayou a imposé son dynamisme et sa ferveur partout dans le monde, notamment aux côtés de la chanteuse Toni Green.

Le samedi, à partir de 16h, place à Mama’s biscuit, groupe porté par la voix de Véronique Sauriat, qui rend hommage au blues, soul et r’n’b des grandes chanteuses afro-américaines. Erja Lyytinen « Que les gens passent un bon moment, dans l’atmosphère d’une fête patronale avec de la super musique, à des prix abordables »prouvera ensuite que la Scandinavie peut aussi se montrer brûlante : les accents pop-rock que la Finlandaise a donné à son blues lui ont permis de partager la scène avec des pointures comme Joe Bonamassa ou Carlos Santana. Quant à l’Autrichien Raphaël Wressnig et sa Soul Gift revue, il sait mettre le feu avec son orgue Hammond et son jeu de scène spectaculaire. Un tempérament qui tranche avec celui de Sugaray Rayford, archétype du bluesman à la voix puissante, entre rudesse et tendresse, avec une grande sensibilité, qui clôturera le festival en beauté.

En plus du chapiteau de 1000 places, Mécleuves Terre de Blues aura cette année une « vraie » deuxième scène, un espace de convivialité agrandi, sans compter ses stands, ses masterclasses et expositions. Du côté restauration, l’une des clés d’un festival réussi, on s’efforce de faire simple mais qualitatif entre burgers, moules frites et bières locales… à MTB, l’accueil, celui des artistes comme du public, est une préoccupation majeure. « On veut que les gens passent un bon moment, dans l’atmosphère d’une fête patronale avec de la super musique, à des prix abordables, indiquent les organisateurs. On veut se développer mais ne surtout pas perdre cet état d’esprit de convivialité, qui est aussi celui du blues. ».

Les 6 et 7 septembre à Mécleuves
www.mtb-mecleuves-terre-de-blues.com