Dans Ce feu qui me dévore de Paul Couturiau chez Terres de France – Alsace-Lorraine nous sommes dans les années 70, à Metz, Bernard Bertin, 18 ans, est désigné coupable de l’incendie criminel qui a tué sa mère et laissé pour mort son père.

Bernard Bertin va passer des années en prison. Lui qui a toujours écrit en a « profité » pour devenir écrivain. Sa peine de prison purgée, il revient vivre sur les lieux du drame, à Metz. Jamais il n’a dévoilé ce qui s’est passé. Il n’a rien dit, jamais écrit. Pas un mot sur ce que les flammes ont dissimulé. Pas une ligne, un début d’explication. Rien, non plus, sur cet autre feu qui le dévore.  Mais en 2000, Bernard renoue avec Alexandra, son amour de jeunesse. Ils étaient ensemble dans les années 70, au moment du drame. Alors les questions fusent et bousculent. Les souvenirs anesthésiés par le déni se réveillent, les fantômes du passé s’agitent et les secrets gonflés d’amour, de jalousie et de folie remontent à la surface. Se dévoilent les douleurs et les souffrances de l’enfance. Après la mère décédée dans les flammes, le père et le grand-père ne sont aujourd’hui plus de ce monde. Aussi, Bernard se décide-t-il, enfin, à dévoiler la vérité.

Du suspens, de l’amour, de très belles pages sur l’enfance, sur les relations d’un enfant avec son « pépère »… Tout cela se mêle et s’emmêle avec bonheur dans ce livre servi par une écriture d’une grande fluidité. Ce feu qui me dévore danse et crépite. Né à Bruxelles, vivant aujourd’hui près de Metz, Paul Couturiau a toujours écrit : romans, BD, traductions, théâtre, scénarios…

Il a longtemps collaboré avec Éditions du Rocher en tant que conseiller littéraire, traducteur (Mary Shelley, Somerset Maugham…), directeur de collection. Boulevard des ombres, son premier roman, fut récompensé en 1993 par le Grand prix de Littérature policière.  Il a également reçu, en 2002, le Prix Maison de la Presse pour Le Paravent de soie rouge (Presses de la Cité). Dans la collection Terres de France, il est l’auteur d’En passant par la Lorraine (2003), L’Abbaye aux loups (2010) et Les Silences de Margaret (2011), dont l’intrigue se déroule également à Metz.