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Le 14 octobre, les Belges ont voté pour élire leurs bourgmestres. Comme ailleurs en Europe, les grands partis s’essoufflent et les écologistes gagnent du terrain, en Wallonie.

Des élections communales et provinciales se sont déroulées en Belgique le 14 octobre. En Wallonie, le Parti Socialiste reste le premier parti avec 25,3 % des suffrages mais il est en recul. Le PS réalise ses plus beaux scores dans les grandes et les moyennes villes comme Liège ou Charleroi, par exemple. Le MR (Mouvement Réformateur) est juste derrière avec 23,8 % des suffrages, lui aussi en léger retrait. Le CDH (Centre Démocrate Humaniste) avec 13 % des voix est également « stable », il récupère à la campagne les voix perdues en ville. En revanche, deux grands changements sont à noter. Le premier concerne la forte poussée enregistrée par le parti Ecolo. Crédité de 16,3 %, soit une progression de 8 % par rapport à 2012, les écologistes ont pu se maintenir dans les villes où ils sont déjà présents, intégrer de nouvelles coalitions (voir même prendre les rênes de cités, comme à Ixelles). Ecolo est le troisième parti en Wallonie. La deuxième évolution notable concerne le PTB (Parti du Travail en Belgique) qui fait une percée en Wallonie comme à Bruxelles avec 9,8 % de votes. Il atteint même plus de 15 % à Liège et à Charleroi. Le PTB, c’est le parti d’extrême gauche dont le slogan est « les gens d’abord, pas le profit ». Restait à construire des majorités. Le PS tournant au ralenti était-il prêt à ouvrir les portes aux partis de gauche ou aux écologistes ? Ecolo en avait-t-il vraiment alors qu’il a pris du poids ? N’avait-il pas intérêt à se rapprocher d’autres partis afin de conserver de la distance et de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ? Quid des alliances PS-MR ? Pas simple. Mais c’est fait et le taux de renouvellement des bourgmestres en Wallonie est de 33,97 %. Dans 7 mois, des élections législatives sont programmées afin d’élire les députés qui composent la Chambre des représentants et une partie des sénateurs.