Achterland © Hermann Sorgenlos

À cheval sur 2017 et 2018, le festival luxembourgeois Red Bridge Project entend jeter des ponts entre les arts visuels, la danse et la musique. La première édition s’articule autour des œuvres de la danseuse et chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker, qui réunit ces différentes disciplines.

RBP : derrière ces trois lettres, un festival qui a poussé ses premiers cris en septembre 2017, sous l’impulsion de trois institutions culturelles phares de la ville de Luxembourg. Le musée d’art moderne (Mudam), la Philharmonie Luxembourg et le Grand Théâtre ont décidé d’unir leurs forces pour donner corps au Red Bridge Project. Le mot « bridge » n’est pas anodin puisque ce rendez-vous d’envergure s’est fixé comme ambition de « jeter des ponts entre les arts visuels, la musique et la danse ».

Pour ce baptême du feu, il fallait aussi un symbole. Il ne fut pas difficile à dénicher. Les organisateurs n’ont pas eu à aller bien loin. C’est en Belgique qu’ils ont trouvé la personne idoine. Anne Teresa De Keersmaeker, qui entretient depuis longtemps une relation étroite avec la cité grand-ducale. Son attrait ne se limite pas à cette complicité notoire, puisque cette danseuse et chorégraphe de dimension internationale, présentée comme une icône de la danse contemporaine, réunit les disciplines mises à l’honneur par Red Bridge Project.

En septembre 2017, la fondatrice de la compagnie de danse Rosas interprétait en prélude à ce festival Violin Phase, tiré de Fase, son premier spectacle élaboré en 1982. Cette année, il y aura notamment deux rendez-vous prévus en avril, consacrés à Achterland, pierre angulaire de sa carrière, ainsi que la chorégraphie transposée en exposition Work/Travail/Arbeid. Au total, ce sont 6 œuvres ambitieuses de cette artiste que le rendez-vous luxembourgeois aura programmées, auxquelles il faut ajouter des films, des conférences et des ateliers visant à dévoiler les nombreuses facettes de son travail.

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