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BAOMARC Automotive Solutions France accélère son développement. L’entreprise qui produit des pièces métalliques pour véhicules utilitaires va multiplier les investissements et les embauches, au cours des 3 ans à venir. Les détails avec Pascal Stein, Responsable Administration Finance & Contrôle de Gestion de l’entreprise.

Présentez-nous BAOMARC Automotive Solutions France.

BAOMARC Automotive Solutions France est la filiale à 100% de BAOMARC Automotive Solutions SPA ayant son siège social à Turin. Le groupe est un équipementier automobile spécialisé dans les pièces de structure. Il réalise actuellement 144 M€ de chiffre d’affaires avec 750 salariés, fournisseur des principales entreprises du secteur : Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Maserati/Ferrari, Iveco, Chrysler, PSA, Renault, Dacia, Ford, Scania. L’année 2017 fut marquée par le rachat du groupe à 75% par le numéro un chinois de l’acier BAOSTEEL METAL (numéro deux mondial), offrant de nouvelles perspectives de développement.

Quel est votre métier ?

Sous-traitant de premier rang de RENAULT, BAOMARC Automotive Solutions France produit des pièces métalliques pour véhicules utilitaires, principalement les composants du châssis du Renault Master assemblés à SOVAB BATILLY (54) mais aussi des pièces pour le Renault Kangoo (Maubeuge), et les camions Scania. La filiale française du groupe, dénommée initialement FREMARC, créée en 2002 à Douai, est venue s’établir à Argancy, en 2008, en vue de la réalisation du Renault Master. Elle réalise 44 M€ de chiffres d’affaires en France avec un effectif de 138 salariés et une soixantaine d’intérimaires

Quels sont vos projets ? 

Au cours des trois prochaines années, deux projets majeurs vont permettre notre développement. En premier lieu, nous avons obtenu de nouvelles commandes concernant des cadres de porte. Il s’agit pour nous d’une toute nouvelle activité, avec de nouvelles technologies tant pour la partie profilage que pour la partie assemblage. S’agissant de nouveaux produits et d’une nouvelle technologie, il nous faut réaliser d’importants investissements courant 2019 : une ligne d’assemblage, une machine de cintrage, des ilots d’assemblage pour un montant total de 3 M€. Ces moyens de production seront dotés des dernières technologies en matière de robotisation et contrôle de qualité en temps réel. Nous avons noué un partenariat avec L’Institut de Soudure de Thionville-Yutz pour contrôler les soudures en temps réel par analyse du spectre sonore. Nous attendons d’importants gains en qualité et productivité de cette technologie entièrement nouvelle que l’Institut souhaite mettre en œuvre en environnement réel. Nous avons également prévu de construire des composants de portes en aluminium, technologie que notre groupe maîtrise (Italie, Mexique) mais qui n’est pas encore utilisée en France. Cela nécessitera des investissements de l’ordre de 2M€. Au total, nous allons investir 5 M€ et embaucher 35 personnes pour réaliser 8,5 M€ de chiffre d’affaires supplémentaires. À l’occasion de ces embauches, nous solliciterons Pole Emploi afin de recruter et de former des chômeurs de longue durée.

De nouveaux clients dans le Grand Est ?

Des contacts sont effectivement pris avec de nouveaux clients potentiels dans le Grand Est, les Hauts-de-France et le sud-ouest de l’Allemagne. C’est la raison pour laquelle nous projetons, aussi, d’agrandir notre usine. Nous sommes en pourparlers pour l’acquisition des locaux. Le terrain permet sur le plan technique et réglementaire d’accroitre la surface de 18 à 28 000 m². Il s’agit d’un investissement immobilier de l’ordre de 10 M€. Notre objectif à cinq ans, pour le site d’Argancy, est de réaliser 80 M€ de chiffre d’affaires avec un effectif de 300 personnes.