Dans un petit village lorrain, Antoine Zarka attend la mort, dévoré par le crabe. Entre Maguette, sa vieille amie fidèle, et son médecin, Lourment, qu’il ne supporte plus, Antoine Zarka écrit, du matin au soir. Il raconte sa jeunesse, son quotidien, sa maladie, ses balades dans la forêt…

Ecrire. « J’en ai encore la force, et c’est sans doute la dernière qui me reste, ça le crabe il s’en fout et ça ne le concerne pas. Qu’il me laisse tranquille de ce côté-là, c’est tout ce que je lui demande, mes mains et un sursis pour ma tête. Au moins pour avoir le temps de vous raconter la belle histoire qui vient de m’arriver ».

Ah oui, Antoine Zarka écrit, aussi, car il a rencontré Armadilli, trouvé au fond d’un plumier, coincé entre le bic rouge et le taille-crayon ! Sont devenus copains tous les deux. Ils discutent, écoutent de la musique… Avec l’aide du « tout petit animal gris », Antoine va-t-il avoir la force d’aller jusqu’au bout pour une autre rencontre, celle qu’il espère du plus profond de son être, avec la jeune romancière Elsa Lorcato ? Elsa, sa fille, qu’il n’a jamais connue.

Tendre, émouvant, plein d’espoir et de vie, malgré l’urgence, Le baiser d’Armadilli est un petit régal car Pierre Brasme a eu la bonne idée d’emmener le vieil Antoine pour des escapades au pays du fantastique. Après L’indésirable et La dernière photo, Le baiser d’Armadilli est le troisième roman de l’historien mosellan. ).

Aux éditions des Paraiges