(© Thomas Grube)
L’homme qui a dépoussiéré la pratique de l’orgue, c’est lui. L’iconoclaste Cameron Carpenter sera de passage à la Philharmonie Luxembourg le 13 mai. À découvrir !

Dans l’imaginaire, l’orgue n’a pas la réputation d’être glamour, et on l’associe généralement aux églises et aux cathédrales. Avec l’arrivée de Cameron Carpenter, les choses ont changé. L’organiste américain, originaire d’un village de la Pennsylvanie, fait souffler un sacré vent de fraîcheur sur cet instrument qu’il a commencé à manier dès l’âge de 4 ans. La dextérité et la passion qu’il dégage durant ses performances ont eu vite fait de lui bâtir une réputation de phénomène musical et visuel. Car s’il excelle derrière les touches de ses claviers, le trentenaire dénote aussi dans le milieu des organistes avec son look iconoclaste et sa personnalité singulière, assez pour attirer des meutes de partisans et de curieux dans les salles de concert du monde entier. Cameron Carpenter ne s’est pas contenté de dépoussiérer l’image de l’orgue et de le faire sortir des églises, il l’a aussi repensé. Pour preuve cette machine exclusivement numérique qu’il a lui-même imaginée, et avec laquelle il a enregistré un premier album en 2014. Un bijou de technologie comportant cinq claviers qui nécessite trois heures de montage. Le joujou parfait pour ce bad boy de l’orgue, comme certains l’ont surnommé, qui suscite autant l’enthousiasme sur YouTube que dans l’intimité d’une salle, et qu’il faut sans l’ombre d’un doute voir à l’œuvre. La Philharmonie Luxembourg recevra celui qui se décrit comme un performer le vendredi 13 mai. Ce jour-là, accompagné de l’orchestre luxembourgeois et du chef britannique Alexander Shelley, il proposera deux regards sur son instrument qui emmèneront le public à Hollywood et Manhattan. Deux villes diamétralement opposées, comme peuvent l’être les œuvres interprétées par ce virtuose surdoué, aussi à l’aise avec les grands classiques que les pièces contemporaines. Lors de son passage dans le Grand-Duché, il jouera ses propres compositions, mais aussi des morceaux de John Adams.

Le vendredi 13 mai à 20h au Grand Auditorium
www.philharmonie.lu