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Au sein de l’association Balatom à Florange, Élodie Braga promeut la culture hip-hop à travers la danse. Cours, soirées et spectacles visent à porter des valeurs d’unité, d’humilité et de tolérance au-delà des clichés et des frontières.

Lorsqu’elle accueille de nouveaux jeunes danseurs, Élodie Braga présente la culture hip-hop comme « un grand arbre à cinq branches », référence aux cinq éléments du hip-hop : le graffiti, le DJing, le rap, l’attitude et la danse. Plus qu’une définition, c’est une affirmation de l’unité, de la diversité et du respect qui correspond aux valeurs de Balatom, fondée en 2004. « Notre nom vient de l’époque où l’on dansait dehors : on récupérait des morceaux de balatum pour y danser » raconte la jeune femme de 29 ans, initiée dès ses huit ans par son frère Jonathan. En l’absence de diplôme spécialisé reconnu, elle a appris la danse hip-hop et l’enseignement par l’expérience et des stages.

Dès la création de l’association, il a fallu convaincre les institutions et aussi les parents, parfois réticents vis-à-vis du hip-hop et des clichés qu’il véhicule. « Si on peut aujourd’hui accéder à des salles et que l’on organise de nombreux événements, il faut encore lutter contre les amalgames, explique Élodie. En ce sens, le fait que l’on soit un collectif 100% féminin est important, comme le fait qu’on ne mette jamais en avant la compétition mais plutôt le partage. »

Le Liberty park à Terville et la Passerelle à Florange accueillent aujourd’hui les cours, entraînements et manifestations du collectif. En février dernier, la structure florangeoise a abrité une « jam session » où ont été conviés DJs et danseurs locaux. En plus de la soixantaine de jeunes participant aux cours, Élodie crée chaque année un spectacle original aux côtés de quatre danseuses plus confirmées. « Anciens et nouveaux se mélangent, se respectent et se soutiennent : je délègue le plus possible les cours aux quatre autres danseuses. Nous sommes une grande famille. » Balatom a tissé des liens avec des collectifs mosellans, nancéiens, alsaciens et luxembourgeois via les réseaux sociaux, essentiels à sa communication, et surtout par l’organisation de « battles » se tenant toujours dans un état d’esprit positif. « La rivalité n’est bénéfique que lorsqu’elle reste saine, insiste Élodie. Au sein de Balatom, chacun a compris qu’ensemble on est plus forts et que les rencontres apportent plus que les confrontations. »

Jam session le 3 juin à la Passerelle à Florange
Facebook : Balatom