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Vous aimez les enfants ? Vous avez envie de les accueillir chez vous pour leur offrir un cadre familial propice à leur épanouissement ? Alors le métier d’assistant familial est fait pour vous. Isabelle Guillaume, directrice de l’Aide Sociale à l’Enfance du Département de la Moselle, vous délivre la marche à suivre pour se former, puis travailler.

« L’assistant familial est la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement et de façon permanente des mineurs et des jeunes majeurs de moins de vingt et un ans à son domicile. Son activité s’insère dans un dispositif de protection de l’enfance, un dispositif médico-social ou un service d’accueil familial thérapeutique. Il exerce sa profession comme salarié de personnes morales de droit public ou de personnes morales de droit privé dans les conditions prévues par les dispositions du présent titre ainsi que par celles du chapitre III du présent livre, après avoir été agréé à cet effet. L’assistant familial constitue, avec l’ensemble des personnes résidant à son domicile, une famille d’accueil ». C’est la définition officielle de l’assistant familial.

L’activité d’assistant familial est largement féminine, la profession accueille un nombre grandissant d’hommes. C’est aussi un job à la clé pour qui souhaite travailler avec des enfants et s’investir pour leur bien-êtrePour l’exercer, il faut réunir certaines conditions. Il importe tout d’abord de disposer des conditions matérielles pour pouvoir accueillir un enfant. Si une personne célibataire peut devenir assistante familiale, elle doit pouvoir justifier d’une expérience de la parentalité. Il n’y a, en revanche, pas d’exigences particulières en termes de diplômes. Si les conditions sont réunies – il y en a d’autres notamment liées à la maîtrise de la langue française -, le candidat doit introduire une demande auprès de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) de sa commune et remplir un dossier afin d’obtenir un agrément. La réponse doit intervenir dans les 4 mois.

Si le Président du Conseil Départemental accorde cet agrément, le postulant doit suivre une formation initiale de 60 heures. Ensuite seulement, il pourra accueillir un premier enfant. Mais le fait de détenir l’agrément et d’avoir suivi cette formation ne signifie pas que des enfants vont lui être confiés. Ce n’est pas automatique. C’est à l’assistant familial d’instaurer un climat de confiance.

Pour hisser son niveau de compétences, d’autres formations sont imposées. Durant les 3 premières années d’activités, ce sont 240 heures de formation (sans compter les 60 heures initiales) qui sont à effectuer. Il s’agit d’acquérir certaines pratiques, notamment la maîtrise, écrite et orale, des outils de suivi. A l’issue du cycle complet de formation, il est également possible d’obtenir un diplôme d’État. Il importe également de souligner que dès lors qu’elle (ou il) commence à travailler, l’assistante familiale intègre l’équipe d’éducateurs. Si la profession d’assistant familial n’a pas toujours été reconnue à sa juste valeur, c’est aujourd’hui du passé (voir encadré). C’est aussi un job à la clé pour qui souhaite travailler avec des enfants et s’investir pour leur bien-être.

En Moselle, 250 assistants familiaux sont recensés. Mais c’est encore insuffisant. On estime à environ une quarantaine, le nombre d’enfants susceptibles d’intégrer une famille d’accueil qui sont dans l’attente. Il y a donc des besoins. Et ils vont aller en augmentant puisque le Département affiche une vraie volonté de donner aux enfants séparés de leur famille pour différentes raisons, la possibilité de grandir dans un cadre familial, sans pour autant rompre les liens avec leurs parents, bien entendu.


UN MÉTIER À PART ENTIÈRE

Assistant familial est aujourd’hui une profession qui bénéficie d’une vraie reconnaissance. A ce titre, « les professionnels bénéficient des mêmes droits et devoirs que n’importe quel salarié », souligne Isabelle Guillaume, directrice de l’Aide Sociale à l’Enfance de la Moselle. En ce qui concerne la rémunération elle se situe à environ 1 000 euros par mois net pour qui accueille un enfant et de 1 574 euros pour deux enfants, toujours net. « À cela s’ajoute toute une série d’indemnités visant à supporter les frais : vacances, loisirs, scolarité… », précise la responsable.