GuillaumePerret1-(©-Emile-Holba)L’Electric Epic du saxophoniste aventurier Guillaume Perret pourrait être le nom d’une machine volante qui aurait pour mission d’explorer « vers l’infini… et au-delà » des systèmes jazz connus. Son premier album, en 2012, reçoit le patronage de John Zorn, qui le sort sur son label Tzadik à l’écoute de Brutalum Voluptuous, sorte de balade extra-terrestre entre les stratosphères.

Avec Open me, sorti l’an passé sur son propre label, Kakoum !, Guillaume Perret persiste et signe. Parcouru d’orages électriques, parsemé d’œils du cyclone enchanteurs, le disque est renforcé par une armada d’effets ni cosmétiques ni envahissants : arrangements, composition, tout est millimétré, le cap maintenu. On s’y perd avec délice entre jazz, électro-ambient, rock progressif…

Perret, poète et rock-star, est inarrêtable au sax, Jim Grandcamp s’éclate avec sa guitare, lorgnant vers le metal lors des envolées les plus épiques, Philippe Bussonnet à la basse marque le rythme comme le hortator d’une galère fantastique, tandis que le batteur Yoann Serra joint le sampler aux baguettes pour colorer la musique de ce quartet en liberté, dont on attend avec impatience les nouvelles aventures.

Samedi 4 juillet

11ème ÉDITION DU JAZZPOTE FESTIVAL – THÉÂTRE EN BOIS À THIONVILLE