Depuis 2009, l’artiste-verrier Guillaume Dure laisse libre court à toutes sortes de créations décoratives dans son atelier Fusion Libre, basé à Saint-Louis en Moselle.

Titulaire à 16 ans d’un BEP Matériaux composites et plastiques, c’est pourtant vers une autre voie que Guillaume Dure s’est tourné. En 2001, ce natif de la région de Châteauroux posait ses valises en Lorraine pour se consacrer au verre, un matériau qui l’a toujours fasciné. Une fois son CAP verrier en poche, obtenu dans l’antre du Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers (CERFAV) de Vannes-le-Châtel, et après un stage effectué chez une souffleuse de verre au Luxembourg, il rejoint le Centre international d’Art Verrier de Meisenthal. Il y aiguise ses acquis et emmagasine une solide expérience au contact de ses pairs, avant de décider de voler de ses propres ailes.

Depuis 2009, il opère dans un atelier aménagé dans une ancienne verrerie de Saint-Louis, à quelques encablures du célèbre plan incliné de Saint Louis-Arzviller, un des hauts lieux du tourisme fluvial dans la région. Son nom : Fusion Libre. La fusion avec le verre, mais aussi avec sa compagne et plasticienne Sandrine Isambert, avec laquelle il a monté cette structure fabriquant toutes sortes d’objets de décoration (vases, luminaires, arts de la table, boules de Noël, etc.). Il y en a pour tous les goûts et les budgets. Comme ces presse-papiers qui plaisent tant à la clientèle, ces miroirs en verre soufflé pour le moins originaux, ou ces modèles plus travaillés, sculpturaux, qui donnent autant de fil à retordre que de plaisir au verrier d’art. « En ce moment, je travaille sur des pièces uniques, avec des couches de couleur en surface que je taille pour les mettre en valeur, mais aussi pour faire ressortir les pièces transparentes à l’intérieur », explique-t-il. Au fil de son expérience, Guillaume Dure a acquis de nombreuses techniques, avec un penchant avéré pour le verre coloré, comme en attestent les pièces exposées dans sa boutique.

Pour le souffleur de verre, toute la difficulté est de se renouveler, d’agripper le regard extérieur avec une œuvre nouvelle voire audacieuse. Ce qui implique de la recherche, un des pans de ce métier offrant de nombreuses possibilités de créations, « qui requiert pas mal de dextérité et de pratique régulière ». Le public a d’ailleurs la possibilité de voir l’artiste à l’œuvre, et de se rendre compte par la même occasion de la réalité de ce travail complexe et exigeant. Ce qu’il aime dans cette profession ? Le sentiment de liberté qu’elle procure. « Je crée mes propres modèles, au feeling, et cela n’a pas de prix. »