arnaud-friedmann (©DR)Habitué du salon Boulay Bouq’In, Arnaud Friedmann revient pour le cru 2015 mais cette fois comme parrain. Né à Besançon, l’écrivain trouve pourtant l’inspiration littéraire en Italie où il passe toutes ses vacances depuis l’enfance. Son dernier roman, Le tennis est un sport romantique publié chez Lattès, avait marqué la rentrée littéraire de cette année-là. Friedmann redessine la société des années 80, le contexte politique, artistique, sportif bien sûr, et le quotidien. Surtout, il raconte les rêves d’un enfant, Julien, né le 10 juin 1984, le jour de la finale de tennis où s’affrontent Lendl et McEnroe. Il a 5 ans, sa mère Hélène en a 24. Et elle révèle au petit garçon que McEnroe, qui vient de perdre le match, est son père. Toute sa vie, Julien va se construire autour de John McEnroe et du tennis. Comme dans ses romans précédents, Arnaud Friedmann aborde la fragilité de l’humain, ses failles, ses manques – on pense à Grâce à Gabriel ou à Jeanne en juillet – et les personnages de Michèle et Marie démunies face à leur statut de mère.